Ecrit Par Maglor — Une semaine après la journée du 17 octobre, qui a réuni entre 15 000 et 35 000 personnes à Strasbourg, un nouveau rendez-vous est annoncé samedi 24 octobre à 14 h, place Kléber et aux abords du Parlement européen. D'autres cortèges sont prévus à Colmar, Mulhouse et Kingersheim, selon Rue89 Strasbourg.
Un appel venu des réseaux sociaux
Le tiktokeur à l'origine de la première vidéo sur le 17 octobre a annoncé : « On va revenir le samedi 24 octobre ». Le mouvement, présenté à l'origine comme une mobilisation contre la vie chère, s'organise en grande partie en ligne. Le responsable du site qui recense les rassemblements vise une grève générale le 5 novembre ; les 24 et 31 octobre serviraient de préparation. Environ 370 événements sont recensés en France.
Syndicats, étudiants et lycéens
Aucun organisateur unique n'est identifié pour les deux rassemblements strasbourgeois, et aucune manifestation n'avait été déclarée à la préfecture à la date de publication. La CGT du Bas-Rhin envisage toutefois de déclarer la manifestation afin d'encadrer le cortège et de laisser les jeunes s'exprimer. Du côté des étudiants, environ 800 avaient défilé le 17 octobre, et des lycéens appellent à se mobiliser malgré les vacances scolaires, ce qui rend l'affluence incertaine.
Un cadre de sécurité renforcé
Le 20 octobre, Emmanuel Macron a permis aux préfets d'« interdire, quand il le faut, certains rassemblements ». Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs annoncé que l'armée serait mobilisée samedi pour sécuriser des bâtiments. Ces annonces interviennent après des dégradations constatées lors de la manifestation du 17 octobre, dont le saccage de l'agence de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS).
Des conséquences concrètes sur les transports
Depuis le 19 octobre, la CTS ne dessert plus certains arrêts de bus et de tram des quartiers périphériques après 17 h, à la suite de l'agression d'un chauffeur à Hautepierre et du saccage de son agence. Cette mesure pèse sur les habitants de ces quartiers, dont de nombreuses familles d'origine maghrébine, qui se retrouvent pénalisés dans leurs déplacements quotidiens.
À suivre
Les revendications précises du 24 octobre ne sont pas détaillées par les organisateurs. Les habitants sont invités à consulter les informations de la préfecture et de la CTS avant de se déplacer en centre-ville samedi après-midi.