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Marocains d'Espagne : élections anticipées du 29 novembre et régularisation extraordinaire, ce qui change vraiment

Ecrit Par Maglor — L'annonce d'élections générales anticipées en Espagne pour le 29 novembre 2026 suscite des inquiétudes parmi les Marocains installés dans le pays. Qu'en est-il de la régularisation extraordinaire lancée au printemps, et de la réforme de la loi sur les étrangers ? Voici l'état des lieux, d'après les éléments publiés par LesMRE.

La régularisation extraordinaire n'est pas remise en cause

Cette procédure repose sur le Real Decreto 316/2026 du 14 avril 2026, un décret déjà publié. La dissolution des Cortes annoncée le 5 octobre ne l'affecte pas, car elle ne touche que les textes encore en discussion au Parlement.

Les demandes pouvaient être déposées du 16 avril au 30 juin 2026 ; cette période est close. Les dossiers déposés avant cette date continuent d'être instruits par l'administration. Il n'est plus possible de déposer de nouvelle demande dans le cadre de cette procédure.

Des chiffres élevés pour les Marocains

Selon le ministère espagnol de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, 1 174 978 demandes ont été reçues. Les Marocains représentent 13,3 % du total, soit environ 156 000 demandes, ce qui les place au deuxième rang des nationalités, derrière les Colombiens. Au 2 juillet, 609 737 dossiers avaient été traités.

L'autorisation accordée donne un droit de séjour et de travail valable un an au départ, utilisable dans tout le pays et dans tous les secteurs. Pour les personnes en attente, aucun délai d'instruction précis n'est communiqué.

Ce qui tombe avec la législature

La dissolution a en revanche une conséquence : la réforme de la loi sur les étrangers (Ley de Extranjería) et la nouvelle loi sur l'asile tombent avec la législature. Les règles actuelles continuent donc de s'appliquer, et ces textes devront être redéposés devant le prochain Parlement, dont la composition dépendra du scrutin du 29 novembre.

Qui peut voter ?

Le droit de vote aux élections générales est réservé aux ressortissants espagnols. Une carte de séjour, même de longue durée, ne suffit pas. Les Marocains qui ont aussi acquis la nationalité espagnole peuvent voter, y compris par correspondance : la demande doit être faite jusqu'au 19 novembre et le dépôt du vote jusqu'au 25 novembre.

Pourquoi cela concerne aussi les Marocains de France

L'Espagne est l'un des principaux pays d'installation des Marocains d'Europe, et de nombreuses familles ont des proches des deux côtés des Pyrénées. L'évolution du cadre migratoire espagnol, qu'il s'agisse des régularisations ou des conditions d'accès à la nationalité, a des répercussions sur les parcours de circulation et d'installation au sein de l'Union.

Les personnes concernées par un dossier personnel doivent se référer aux sources officielles espagnoles ou à un professionnel qualifié, car les critères d'éligibilité, les pièces à fournir et les délais d'instruction ne sont pas détaillés dans les informations publiques disponibles.

À retenir

Les Marocains dont le dossier est déjà déposé n'ont pas de raison de craindre une annulation liée aux élections. Les prochains mois diront en revanche si la réforme de la loi sur les étrangers sera relancée, et dans quel sens, par la majorité qui sortira des urnes.

Arabe
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