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Le Maroc connaît sa pire sécheresse depuis 30 ans

Depuis environ trente ans, le Maroc fait face à une rareté des pluies, occasionnant de nombreux dégâts, surtout dans le monde agricole, a relevé l’agence de presse américaine du groupe Bloomberg LP dans un article publié sur la question de la sécheresse qui touche toute l’Afrique du Nord.

Même si les précipitations sont de plus en plus rares au Maroc, la sécheresse ne touche pas que le royaume. Elle s’est étendue à toute l’Afrique du Nord et même au-delà, selon l’agence de presse américaine.

« Les trois quarts de l’Espagne sont en zone sèche et 90 000 km ², soit près de 20 % de son territoire continental, présentent un risque de désertification élevé voire très élevé », fait savoir Madrid, qui annonce un plan contre la désertification.

Les mois à venir risquent d’être encore plus difficiles, note Bloomberg, relevant que les prévisions à court terme ne sont guère rassurantes. « Il est trop tôt pour être très, très pessimiste », a déclaré Séverine Omnes-Maisons, analyste chez Strategie Grains, « mais la sécheresse reste une préoccupation ».

Préoccupé par le problème de la sécheresse, le Roi Mohammed VI avait ordonné que des prières rogatoires soient accomplies dans l’ensemble des mosquées du Royaume.

Les oasis de Tata menacées

Les attraits touristiques et les potentialités économiques des oasis de Tata sont réputés dans le monde entier. Cependant, à cause des incendies et de la sécheresse, elles risquent tout simplement de disparaître.

Des incendies ont détruit un grand nombre de palmiers ainsi que des arbres, plantations et autres cultures. Ces phénomènes ont eu lieu les 02 et 07 juillet à Issi Ifla dans la province de Tiznit et Immi Oukadir dans la province de Tata au sud du royaume. Cette situation pourrait entraîner la disparition totale des civilisations et des peuples, sans oublier la dégradation de la nature, la désertification et des changements climatiques. Tout cela est de nature à entrainer la détérioration des conditions des populations, de même que celles de l’environnement.

Suite à ces évènements, plusieurs acteurs de la société de la région ont écrit aux autorités étatiques. Le chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani, plusieurs ministres, sans oublier les institutions, ont reçu le “plaidoyer” du Comité de concertation. En effet, suite à ces incendies récurrents, ils ont appelé à des actions urgentes, pour sauver ces oasis de la sécheresse, du stress hydrique et des changements climatiques.

De leur plaidoyer, on retient également le recours à d’autres alternatives, pour favoriser une relance et même développer le tourisme durable. Aussi, souhaitent-ils un tourisme comme un créneau porteur, pour préserver la culture, les valeurs, les traditions et l’identité de ces régions. En outre, ils préconisent la protection des oasis, pour éviter la disparition de ces sites ayant des potentialités transversales. Il s’agira également d’aménager des routes adaptées, pour permettre aux véhicules des sapeurs pompiers d’accéder sans difficultés aux oasis. L’installation d’unités de lutte contre les incendies près des oasis est également pour ces acteurs de la société, une solution indéniable.

Pour finir, les auteurs de la société civile invitent les responsables gouvernementaux à un débat public sur les changements climatiques et la désertification, pour mettre fin à ces phénomènes récurrents, afin d’impulser un tourisme durable.

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