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Visas Schengen 2025 : l'Algérie affiche 31,3 % de refus, contre 19,2 % pour le Maroc et 19,6 % pour la Tunisie

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — Les statistiques européennes sur les visas de court séjour de 2025 dessinent des écarts marqués entre les pays du Maghreb. Selon les chiffres de la Commission européenne relayés par la presse, les consulats Schengen ont reçu environ 12,2 millions de demandes dans le monde et délivré plus de 10,26 millions de visas, pour un taux de refus mondial de 14,6 %, en légère baisse par rapport à 14,8 % en 2024.

Maroc : le premier demandeur du Maghreb

Le Maroc reste de très loin le premier demandeur de la région, avec 619 827 demandes, 480 354 visas délivrés et 114 320 refus, soit un taux de refus de 19,2 %. Parmi les visas accordés, 55,2 % sont à entrées multiples, une facilité précieuse pour les voyageurs fréquents, les professionnels et les familles.

Algérie : le taux de refus le plus élevé

L'Algérie compte 444 577 demandes, 302 181 visas délivrés et 137 860 refus, soit un taux de refus de 31,3 %, le plus élevé des trois pays. Seuls 36 % des visas délivrés sont à entrées multiples. Ce niveau, plus du double de la moyenne mondiale, s'inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques et de durcissement des pratiques consulaires de certains États européens.

Tunisie : un taux de 19,6 %

Les consulats Schengen en Tunisie ont reçu 188 579 demandes en 2025, délivré 149 805 visas et refusé 36 673 dossiers, soit un taux de refus de 19,6 %. Plus de la moitié des visas (52,6 %) sont à entrées multiples. La Tunisie se classe au 15e rang mondial par le nombre de demandes, très loin derrière le Maroc.

Des chiffres à manier avec prudence

Les données publiées ne s'additionnent pas parfaitement : pour la Tunisie, les visas délivrés et les refus totalisent environ 2 100 unités de moins que les demandes, un écart attribuable sans doute aux dossiers en cours ou classés sans suite. Les chiffres concernent l'ensemble de l'espace Schengen, et non la seule France.

Ce que cela change pour les familles

Un refus de visa a des conséquences concrètes : frais non remboursés, projets familiaux ou professionnels bloqués. Pour les familles franco-maghrébines, qui comptent sur les visas pour les mariages, les naissances ou les décès, ces écarts de traitement nourrissent un sentiment d'inégalité. Les spécialistes conseillent de soigner la constitution du dossier : justificatifs de ressources, réservations cohérentes, attaches familiales et professionnelles au pays d'origine.

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