Ecrit Par Maglor — Le 13 octobre 2026, le roi Felipe VI et la reine Letizia se sont rendus à Ceuta, puis à Melilla le lendemain, dans un contexte où la crise migratoire de la fin juillet reste loin d'être refermée. Environ 80 000 personnes ont franchi la frontière depuis le Maroc vers cette ville d'environ 84 000 habitants, une traversée qui a fait au moins 140 morts selon l'Associated Press. Jusqu'à 15 000 migrants y demeureraient encore.
Des retours massifs, mais des milliers de personnes restées sur place
La plupart des personnes entrées en juillet ont été renvoyées. D'après des données espagnoles relayées par la presse, plus de 11 000 personnes seraient retournées de Ceuta vers le Maroc depuis août, dont 513 expulsées. Mais l'AP a constaté que de nombreux mineurs vivent toujours dans la rue, et des estimations citées en septembre faisaient état de 700 à 1 000 mineurs sans abri un mois et demi après l'événement.
Le maire de Ceuta, Juan Jesús Vivas, réclame l'expulsion de tous les migrants restés dans la ville. La situation alimente des tensions sociales locales et devient un enjeu politique national, à l'approche des élections législatives espagnoles du mois prochain.
Des accusations sur le traitement des migrants
Amnesty International a rapporté des allégations de mauvais traitements et de torture de la part de militaires espagnols, sur lesquelles le gouvernement a ouvert une enquête. Le couple royal s'est recueilli au cimetière de Sidi Embarek, où reposent des migrants morts en mer les 30 et 31 juillet, en présence de responsables religieux de quatre confessions.
Le rôle du Maroc en question
Le gouvernement espagnol a défendu le rôle de Rabat dans le retour de la majorité des personnes. Sa porte-parole, Elma Saiz, a assuré que la communication avec le Maroc avait été « fluide » pendant la crise. Mais de nombreux acteurs espagnols, dont des policiers et certains parlementaires, doutent que Rabat ait ignoré le mouvement, et un rapport du ministère espagnol de la Défense daté du 30 juillet décrivait les forces marocaines comme passives. Le Maroc ne reconnaît pas la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla et n'avait pas, à la date des dépêches, commenté officiellement la visite.
Pourquoi cela concerne les ressortissants maghrébins
Une large part des personnes concernées sont des Marocains, souvent très jeunes. Leur sort, entre retour, placement ou maintien dans la rue, pose des questions juridiques précises : protection des mineurs non accompagnés, conditions d'expulsion, accès à une procédure d'asile. Plus largement, l'épisode illustre la place du Maroc comme partenaire central, mais sous pression, de la politique migratoire européenne.
Pour les familles de la diaspora, notamment celles qui ont des proches dans le nord du Maroc, l'évolution de la situation à Ceuta reste un sujet d'inquiétude. Les prochaines semaines, avec le calendrier électoral espagnol et d'éventuelles réformes de la loi sur l'immigration, diront si la réponse sera sécuritaire, humanitaire ou, plus probablement, un mélange des deux.
Ecrit Par Maglor — Le 13 octobre 2026, le roi Felipe VI et la reine Letizia se sont rendus à Ceuta, puis à Melilla le lendemain, dans un contexte où la crise migratoire de la fin juillet reste loin d'être refermée. Environ 80 000 personnes ont franchi la frontière depuis le Maroc vers cette ville d'environ 84 000 habitants, une traversée qui a fait au moins 140 morts selon l'Associated Press. Jusqu'à 15 000 migrants y demeureraient encore.
Des retours massifs, mais des milliers de personnes restées sur place
La plupart des personnes entrées en juillet ont été renvoyées. D'après des données espagnoles relayées par la presse, plus de 11 000 personnes seraient retournées de Ceuta vers le Maroc depuis août, dont 513 expulsées. Mais l'AP a constaté que de nombreux mineurs vivent toujours dans la rue, et des estimations citées en septembre faisaient état de 700 à 1 000 mineurs sans abri un mois et demi après l'événement.
Le maire de Ceuta, Juan Jesús Vivas, réclame l'expulsion de tous les migrants restés dans la ville. La situation alimente des tensions sociales locales et devient un enjeu politique national, à l'approche des élections législatives espagnoles du mois prochain.
Des accusations sur le traitement des migrants
Amnesty International a rapporté des allégations de mauvais traitements et de torture de la part de militaires espagnols, sur lesquelles le gouvernement a ouvert une enquête. Le couple royal s'est recueilli au cimetière de Sidi Embarek, où reposent des migrants morts en mer les 30 et 31 juillet, en présence de responsables religieux de quatre confessions.
Le rôle du Maroc en question
Le gouvernement espagnol a défendu le rôle de Rabat dans le retour de la majorité des personnes. Sa porte-parole, Elma Saiz, a assuré que la communication avec le Maroc avait été « fluide » pendant la crise. Mais de nombreux acteurs espagnols, dont des policiers et certains parlementaires, doutent que Rabat ait ignoré le mouvement, et un rapport du ministère espagnol de la Défense daté du 30 juillet décrivait les forces marocaines comme passives. Le Maroc ne reconnaît pas la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla et n'avait pas, à la date des dépêches, commenté officiellement la visite.
Pourquoi cela concerne les ressortissants maghrébins
Une large part des personnes concernées sont des Marocains, souvent très jeunes. Leur sort, entre retour, placement ou maintien dans la rue, pose des questions juridiques précises : protection des mineurs non accompagnés, conditions d'expulsion, accès à une procédure d'asile. Plus largement, l'épisode illustre la place du Maroc comme partenaire central, mais sous pression, de la politique migratoire européenne.
Pour les familles de la diaspora, notamment celles qui ont des proches dans le nord du Maroc, l'évolution de la situation à Ceuta reste un sujet d'inquiétude. Les prochaines semaines, avec le calendrier électoral espagnol et d'éventuelles réformes de la loi sur l'immigration, diront si la réponse sera sécuritaire, humanitaire ou, plus probablement, un mélange des deux.