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Ceuta : le rapport marocain accuse l'Espagne de violences sur les migrants — Rabat exige le retour de 1 527 mineurs

Ceuta-Rapport-Maglor

Maglor - La crise humanitaire déclenchée par le passage massif de migrants à Ceuta fin juillet 2026 continue de susciter des tensions entre Rabat et Madrid. Le Maroc monte au créneau, non seulement sur le plan diplomatique, mais aussi sur le terrain des droits humains.

Le Conseil national des droits de l'Homme dénonce les brutalités espagnoles

Dans un rapport publié le 8 août, le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) du Maroc a accusé les forces de sécurité espagnoles d'avoir agressé et maltraité des migrants ayant traversé la frontière vers Ceuta les 30 et 31 juillet. Les quelque 72 000 personnes qui ont franchi la frontière en l'espace de 48 heures — un record absolu — se sont retrouvées dans une situation de grande vulnérabilité. Selon les témoignages recueillis par la commission de surveillance du CNDH, des violences auraient été commises par des agents espagnols, « notamment dans des endroits hors de portée des caméras ».

Cette dénonciation officielle d'un organe indépendant de l'État marocain place l'Espagne face à ses responsabilités en matière de droits fondamentaux. Le Maroc rappelle que les migrants — majoritairement marocains — ont droit à un traitement digne, quelle que soit la légalité de leur entrée sur le territoire espagnol.

1 527 mineurs non accompagnés : Rabat exige une réponse de Madrid

Le chiffre est accablant : selon les autorités espagnoles elles-mêmes, 1 527 mineurs non accompagnés se trouvaient à Ceuta au 12 août 2026. Ces enfants — pour la grande majorité marocains — sont devenus le symbole d'une urgence humanitaire que refuse de traiter Madrid avec la diligence nécessaire.

Le ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi a exigé que l'Espagne assume sa responsabilité dans la prise en charge et le retour de ces mineurs. « Ces enfants ont une famille, une nationalité, une identité. L'Espagne ne peut pas se contenter de les retenir sans perspective », a-t-il martelé. Rabat souhaite des négociations rapides pour organiser leur rapatriement dans le respect de leur intérêt supérieur.

Le Maroc, acteur de stabilité malgré les provocations

Face à de nouvelles rumeurs d'afflux massif de migrants annoncés pour le 15 août, le Maroc a immédiatement renforcé les mesures de sécurité de son côté de la frontière — une preuve supplémentaire de sa bonne foi et de son rôle de partenaire indispensable pour la gestion des flux migratoires en Méditerranée.

Contrairement aux accusations de laxisme parfois adressées à Rabat par certains médias européens, le royaume chérifien assume pleinement ses responsabilités et attend la même attitude de ses partenaires. Le dossier des mineurs marocains non accompagnés en Espagne reste un point de friction majeur, et Rabat ne compte pas l'abandonner.

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