FR AR
Partager sur :

Maroc : l'actif net des OPCVM dépasse 830 milliards de dirhams, les fonds contractuels en tête de la semaine

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — L'actif net sous gestion des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) marocains a dépassé les 830 milliards de dirhams au 23 octobre 2026, selon les statistiques hebdomadaires publiées par l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Sur une semaine, l'encours progresse de 0,49 %, dans un marché de l'épargne collective qui compte 632 fonds en activité.

Un encours qui reste orienté à la hausse

Le chiffre confirme la solidité du secteur de la gestion d'actifs au Maroc. À titre de comparaison, un relevé publié à la mi-octobre faisait état d'un encours de l'ordre de 791,9 milliards de dirhams : l'épargne collectée via les OPCVM continue donc de s'étoffer, portée à la fois par les souscriptions des investisseurs institutionnels et des particuliers et par la valorisation des portefeuilles.

Les OPCVM regroupent les sociétés d'investissement à capital variable (SICAV) et les fonds communs de placement (FCP). Ils permettent à un épargnant de confier ses fonds à un gestionnaire professionnel, qui les investit en actions, en obligations ou en instruments monétaires selon la politique de gestion du fonds.

Les catégories qui progressent

La semaine a été contrastée selon les familles de fonds. La catégorie « contractuel » affiche la plus forte hausse, avec +4,81 %, suivie des fonds monétaires (+2,12 %). Les OPCVM obligataires à court terme gagnent 0,41 %, tandis que les fonds actions progressent de 0,25 %.

Ces mouvements traduisent des arbitrages classiques : lorsque les investisseurs privilégient la liquidité et la visibilité, les supports monétaires et obligataires de court terme attirent davantage de capitaux que les placements plus exposés aux variations de la Bourse.

Les catégories en retrait

À l'inverse, deux familles reculent légèrement. Les fonds obligataires à moyen et long terme perdent 0,12 % et les fonds diversifiés 0,05 %. Ces baisses restent modestes et s'expliquent en partie par la sensibilité des obligations longues aux variations des taux d'intérêt, qui pèsent sur la valeur des titres déjà détenus en portefeuille.

Pourquoi ces chiffres intéressent aussi la diaspora

Pour de nombreux Marocains résidant à l'étranger, l'épargne placée au Maroc passe par des produits bancaires classiques, mais les OPCVM constituent une alternative de plus en plus évoquée pour diversifier un patrimoine, notamment en complément d'un investissement immobilier. Les fonds monétaires et obligataires offrent une liquidité et une lisibilité appréciées, tandis que les fonds actions donnent accès à la croissance des entreprises cotées à la Bourse de Casablanca.

Il convient toutefois de rappeler que les performances passées ne préjugent pas des performances futures et que chaque investisseur doit examiner le profil de risque, les frais de gestion et l'horizon de placement avant de souscrire. Les conseillers bancaires et les sociétés de gestion fournissent, pour chaque fonds, un document d'information détaillé.

Un marché de l'épargne en maturation

Avec plus de 830 milliards de dirhams sous gestion, les OPCVM occupent une place croissante dans le financement de l'économie nationale : ils absorbent une partie importante de la dette publique via les bons du Trésor et soutiennent les entreprises cotées. La publication hebdomadaire des statistiques par l'AMMC contribue à la transparence du marché et permet de suivre, semaine après semaine, l'évolution des flux entre classes d'actifs.

Dans un contexte où le Maroc cherche à approfondir son marché des capitaux et à mobiliser davantage l'épargne longue, le maintien d'un encours élevé constitue un signal positif. Reste à observer si la tendance se confirmera dans les prochaines publications, alors que les investisseurs suivent de près les décisions de politique monétaire et l'évolution de la Bourse de Casablanca.

Partager sur :