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Titres de séjour et visas : ce que coûtent les nouveaux tarifs en vigueur depuis le 1er mai 2026

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — Depuis le 1er mai 2026, les frais liés aux visas et aux titres de séjour ont sensiblement augmenté en France. La réforme, issue de l'article 128 de la loi de finances 2026, concerne tous les ressortissants non européens, dont les Marocains, les Algériens et les Tunisiens, selon La Presse de Tunisie reprise par allAfrica.

Les nouveaux montants

La première délivrance d'une carte de séjour temporaire, pluriannuelle ou d'un titre de résident passe de 225 à 350 euros, payés en timbre fiscal lors de la remise du titre. Le tarif réduit pour une première demande double, de 75 à 150 euros. Le renouvellement passe de 225 à 250 euros. Pour un duplicata, il faut compter 350 euros au tarif normal et 150 euros au tarif réduit.

Côté visas, le visa de long séjour passe de 200 à 300 euros et son tarif réduit de 50 à 100 euros. Le visa de régularisation passe aussi de 200 à 300 euros, avec une partie non remboursable exigée dès le dépôt du dossier. Une nouvelle taxe de 100 euros s'applique à l'autorisation provisoire de séjour, avec quelques exemptions, notamment pour les personnes vulnérables ou protégées. Enfin, le droit de timbre pour une naturalisation, une réintégration ou l'acquisition de la nationalité passe de 55 à 255 euros.

Qui est concerné

Les étudiants, travailleurs saisonniers, jeunes au pair, demandeurs d'emploi et bénéficiaires du regroupement familial, qui profitaient auparavant d'un tarif réduit, sont eux aussi touchés. Pour une famille, le cumul des frais peut peser lourd : plusieurs titres à la fois, un visa, puis des renouvellements.

La justification des autorités

Les pouvoirs publics invoquent le financement des coûts de gestion des étrangers et la modernisation des services, notamment la numérisation des démarches. Le sujet reste sensible, car des frais plus élevés ne garantissent pas à eux seuls un traitement plus rapide des dossiers.

Quel impact sur la mobilité

Selon l'article, la hausse pourrait freiner la mobilité, en particulier celle des étudiants, des travailleurs qualifiés et des familles en regroupement, entre le Maghreb et la France. Les personnes concernées ont intérêt à anticiper leurs démarches, à vérifier le tarif exact applicable à leur situation sur le site officiel de l'administration et à conserver les justificatifs de paiement.

Source : La Presse de Tunisie, via allAfrica (6 mai 2026). Les montants sont à vérifier auprès des services officiels.

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