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Tunisie-Russie : Moscou se dit prête à examiner des projets énergétiques, à la veille du sommet Russie-Afrique

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — Moscou se déclare prête à étudier des propositions tunisiennes de coopération énergétique. Le message émane de Maxim Orechkine, vice-directeur de l'administration présidentielle russe, dans un entretien accordé à l'agence TAP et relayé lundi 26 octobre par le média Webdo.

Une démarche « concertée » plutôt que des plans préétablis

Le responsable russe affirme que son pays est disposé à négocier différents projets de coopération avec la Tunisie. Il insiste sur une approche concertée, visant à concevoir des projets qui répondent aux besoins des deux parties plutôt qu'à appliquer des schémas définis à l'avance. Le nucléaire civil est cité comme un domaine susceptible de renforcer la souveraineté énergétique des pays africains.

À ce stade, aucun projet précis ni aucun nouvel accord bilatéral n'a été annoncé, et l'entretien ne contient aucun chiffre (montant, capacité ou volume). Il s'agit donc d'une ouverture diplomatique, non d'un engagement chiffré.

Le sommet Russie-Afrique de Moscou

Ces déclarations interviennent à quelques jours du troisième sommet Russie-Afrique, prévu à Moscou les 28 et 29 octobre 2026, avec un forum économique et humanitaire en parallèle. Au programme : échanges commerciaux, investissements, énergie, technologies et sécurité alimentaire. Pour Moscou, ce rendez-vous est l'occasion de consolider ses relations avec le continent.

Les intérêts tunisiens

La Tunisie fait face à des besoins énergétiques croissants et cherche à diversifier ses partenaires. Dans le même temps, elle structure ses priorités de développement avec ses partenaires internationaux, notamment à travers le futur cadre de coopération avec les Nations unies pour 2027-2031. Toute coopération énergétique avec un nouveau partenaire devra s'inscrire dans ce cadre national et reposer sur des projets concrets, techniquement et financièrement documentés.

Une diplomatie de la diversification

Les pays du Maghreb multiplient les contacts avec des partenaires variés, de l'Europe à l'Asie et à la Russie, afin de ne dépendre d'aucun interlocuteur unique. Pour les lecteurs attachés au Maghreb, l'enjeu est de distinguer les déclarations d'intention, fréquentes en marge des sommets, des accords effectivement signés.

Les prochains jours à Moscou permettront de savoir si les propos d'Orechkine se traduisent par des discussions techniques avec les autorités tunisiennes ou restent au stade de l'ouverture de principe.

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