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Élections législatives 2026 au Maroc : le PAM en tête, le PJD fait son grand retour

Le scrutin législatif du 23 septembre 2026 a livré son verdict. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) remporte les élections législatives marocaines avec 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants, devançant ses principaux concurrents dans une campagne marquée par une abstention record.

Un PAM largement en tête

C'est le ministre de l'Intérieur qui, depuis son département dans le quartier administratif de Rabat, a officiellement annoncé les résultats provisoires dans la nuit du 23 au 24 septembre. Le PAM, avec 97 sièges, s'impose comme la première force politique du pays, loin devant ses rivaux.

Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) arrive en deuxième position avec 66 sièges, en net recul par rapport à ses 102 sièges obtenus lors des élections de 2021. Il est talonné par le Parti de l'Istiqlal qui récolte 65 sièges — un classement entre les deux partis qui pourrait encore évoluer, les résultats étant toujours provisoires.

Le retour spectaculaire du PJD

La grande surprise de ce scrutin est sans conteste le retour en force du Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui obtient 54 sièges. Ce score constitue un rebond remarquable pour les islamistes, qui n'avaient décroché que 13 sièges lors du séisme électoral de 2021. Le résultat a été bruyamment fêté au siège du parti dans le quartier des Orangers à Rabat. Abdelilah Benkirane avait mené une campagne électorale particulièrement offensive, ciblant constamment ses adversaires politiques.

Une participation historiquement basse

Le taux de participation nationale n'a atteint que 38,02 %, soit un peu plus de 6 millions d'électeurs ayant effectivement voté. Ce chiffre illustre une désaffection profonde des citoyens marocains, et en particulier de la jeunesse, vis-à-vis des élections législatives. Cette tendance à l'abstention, déjà observée lors des scrutins précédents, interroge sur la légitimité populaire des institutions élues.

Vers la formation d'un nouveau gouvernement

Conformément à l'article 47 de la Constitution marocaine, le Roi Mohammed VI désignera le futur chef du gouvernement dans les rangs du PAM. Deux noms circulent avec insistance : Fatim Zahra Mansouri, coordinatrice nationale du parti, et Fouzi Lekjaa, le ministre des Finances sortant qui a dynamisé la campagne du PAM. Seul le Roi détient la réponse.

Le nouveau Premier ministre aura pour mission de constituer une coalition gouvernementale, le PAM ne disposant pas de la majorité absolue à lui seul. Les options de coalition sont nombreuses mais complexes. L'ouverture de la session d'automne du Parlement est prévue le 7 octobre 2026 sous la présidence du Roi.

Un programme axé sur le pouvoir d'achat

Le PAM a présenté lors de sa campagne un programme économique ambitieux, centré sur le pouvoir d'achat et l'émergence du Maroc. Le parti s'est engagé sur des créations massives d'emplois, un taux de croissance moyen de 5 %, un doublement des montants de l'aide sociale directe et une baisse sensible de l'impôt sur le revenu (IR). Une vision qui se démarque de la politique du gouvernement sortant et qui aura séduit suffisamment d'électeurs pour hisser le PAM au sommet.

 

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