Une avancée majeure pour les Marocains résidant à l'étranger : leurs transferts de fonds vers le Maroc seront désormais pris en compte comme revenus officiels dans le calcul de leur capacité d'emprunt. Cette mesure, construite en partenariat avec Damane Cash et la société de crédit Salafin, ouvre la voie à un accès facilité au crédit immobilier et à la consommation pour les MRE.
Jusqu'à présent, les MRE se heurtaient à une difficulté récurrente : leurs revenus étrangers, souvent versés en devises et non domiciliés au Maroc, n'étaient pas systématiquement reconnus par les établissements financiers locaux comme garantie de solvabilité. Cette nouvelle méthode d'évaluation permet de combler ce vide en valorisant les historiques de transferts réguliers.
En parallèle, le Fonds international de développement agricole (FIDA) a examiné le 15 septembre 2026, lors de son conseil d'administration, un projet innovant visant à orienter une partie des transferts envoyés par les MRE de France, d'Italie et d'Espagne vers des portefeuilles numériques et des produits d'épargne. L'objectif : transformer des flux de consommation en leviers d'investissement productif dans les zones rurales marocaines.
Ces deux initiatives illustrent la maturité croissante de l'écosystème MRE au Maroc, qui cherche à dépasser la simple logique de transferts familiaux pour s'ériger en véritable moteur de développement économique, en lien avec les priorités du gouvernement marocain pour la période 2026-2030.