Le Maroc entre dans sa séquence électorale la plus importante depuis des années. Depuis le 10 septembre 2026 et jusqu'au 22 septembre à minuit, 27 partis politiques mènent campagne à travers le Royaume pour conquérir les 395 sièges de la Chambre des représentants. Le scrutin est fixé au 23 septembre 2026.
Plus de 15,8 millions d'électeurs sont inscrits sur les listes, avec 7 288 candidates et candidats répartis sur 1 850 listes. C'est l'une des campagnes les plus compétitives de l'histoire électorale marocaine : meetings, rassemblements, tournées de proximité et prises de parole sur les réseaux sociaux rythment les journées des formations en lice.
La majorité gouvernementale sortante, qui repose sur le RNI, le PAM et l'Istiqlal, défend son bilan face à une opposition déterminée à peser dans les urnes. L'Istiqlal, pour sa part, a déjà présenté 99 mesures économiques pour son programme de campagne.
Le scrutin sera accompagné d'un important dispositif d'observation : 3 006 observateurs et observatrices représentant des instances nationales et internationales veilleront à la régularité du vote.
Les résultats de ces élections orienteront la politique économique et sociale du pays pour les cinq prochaines années, dans un contexte où le Maroc ambitionne de consolider ses acquis industriels et de relever le défi de la souveraineté dans des secteurs stratégiques.