La question des investissements des Marocains résidant à l'étranger (MRE) était au cœur des débats à la Chambre des Représentants en juin 2026. Le gouvernement marocain affiche désormais une ambition claire : faire de la diaspora marocaine un acteur économique central dans le développement du Royaume.
Lors d'une session parlementaire dédiée, des ministres ont présenté un ensemble de mesures incitatives visant à attirer les investissements des MRE dans des secteurs stratégiques. Parmi les dispositifs annoncés figurent des exonérations fiscales temporaires, des guichets uniques dédiés et un fonds de co-investissement État-diaspora destiné à financer des projets dans les régions.
Selon les experts consultés par les commissions parlementaires, le potentiel des MRE en matière d'investissement reste largement sous-exploité. Alors que les transferts de fonds atteignent des niveaux records, la part dirigée vers l'investissement productif demeure marginale. La plupart des fonds envoyés au Maroc servent à couvrir des dépenses de consommation courante ou à financer l'acquisition de biens immobiliers.
Pour inverser cette tendance, le gouvernement mise sur la simplification des procédures administratives et sur le renforcement des garanties offertes aux investisseurs de la diaspora. Des conventions ont été signées avec plusieurs banques marocaines pour proposer des produits financiers adaptés aux besoins spécifiques des MRE porteurs de projets.
Plusieurs associations représentant les MRE en Europe ont salué ces annonces tout en appelant à des actes concrets. Elles insistent notamment sur la nécessité de lutter contre la bureaucratie et la corruption qui freinent encore de nombreux projets d'investissement. La réussite de cette stratégie dépendra en grande partie de la capacité des institutions marocaines à tenir leurs engagements et à créer un climat de confiance durable avec la diaspora.