Maglor.fr - À l'approche de la rentrée universitaire 2026/2027, les frais d'inscription dans les universités publiques françaises continuent d'augmenter pour les étudiants originaires de pays hors Union européenne. Les étudiants algériens, marocains et tunisiens — parmi les plus nombreux sur les campus français — sont directement concernés.
Des frais jusqu'à 15 fois plus élevés que pour les étudiants français
Les étudiants extra-européens qui ne bénéficient pas d'une exonération sont soumis aux droits d'inscription différenciés. Pour 2026-2027, les montants s'élèvent à :
- 2 895 €/an en licence (contre 178 € pour un étudiant français)
- 3 941 €/an en master (contre 254 € pour un étudiant français)
- 391 €/an en doctorat (tarif proche du tarif national de 397 €)
En master, un étudiant maghrébin non exonéré paie ainsi plus de 15 fois le tarif national. Sur deux ans de formation, cela représente 7 882 € de frais d'inscription seuls, sans compter le logement, la nourriture, les transports et les autres dépenses du quotidien.
Une mobilité étudiante maghrébine très forte vers la France
L'Algérie, le Maroc et la Tunisie sont historiquement parmi les premiers pays d'origine des étudiants étrangers en France. Les liens linguistiques, culturels et académiques entre ces pays et la France favorisent depuis longtemps cette mobilité. Mais la hausse des frais différenciés risque de freiner des projets d'études pour des candidats qui ne disposent pas d'un soutien financier suffisant.
Pour les étudiants sans aide familiale conséquente, ou qui doivent travailler en parallèle de leurs études, la charge financière peut devenir difficile à assumer. Le budget mensuel moyen d'un étudiant étranger en France dépasse désormais 2 160 € par mois, selon l'UNEF — logement et frais de vie inclus.
Anticiper avant le départ
Les frais d'inscription ne constituent qu'une partie du budget total. À ces montants s'ajoutent les frais de dossier Campus France, le logement (particulièrement onéreux dans les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Toulouse), l'assurance, le matériel pédagogique et l'installation.
Il est donc indispensable pour les étudiants maghrébins candidats à des études en France de vérifier leur statut d'exonération auprès de leur établissement d'accueil, et de constituer un budget réaliste avant leur départ — en tenant compte de l'ensemble de ces postes de dépenses, pas uniquement des droits universitaires.