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Aïd al-Adha 2026 : une flambée des prix des moutons qui inquiète les Marocains du Monde

À l’approche de l’Aïd al-Adha 2026, la hausse significative des prix des moutons suscite une vive inquiétude au Maroc comme au sein de la diaspora. Pour de nombreux Marocains du Monde, cette augmentation pèse directement sur les transferts d’argent envoyés aux familles.

Une pression croissante sur les coûts d’élevage

Depuis plusieurs mois, les éleveurs marocains font face à une augmentation continue de leurs charges. Le coût de l’alimentation du bétail, fortement dépendant des conditions climatiques et des marchés internationaux, a connu une hausse notable. À cela s’ajoutent les dépenses liées à l’eau, aux soins vétérinaires et à l’entretien des exploitations.

Dans un contexte marqué par des épisodes de sécheresse récurrents, la production locale est mise à rude épreuve, limitant l’offre disponible sur les marchés.

Des intermédiaires pointés du doigt

Autre facteur déterminant : le rôle des intermédiaires, communément appelés « chennaqa ». Ces acteurs du marché achètent des moutons en amont pour les revendre à des prix plus élevés à l’approche de la fête.

Si leur activité s’inscrit dans une logique commerciale classique, elle est régulièrement critiquée pour son impact sur les prix finaux. En multipliant les marges entre le producteur et le consommateur, ces pratiques contribuent à accentuer la hausse des tarifs.

Une loi du marché implacable

Comme chaque année, la période précédant l’Aïd est marquée par une forte demande. Des millions de foyers marocains cherchent à acquérir un mouton pour célébrer cette fête religieuse majeure.

Face à une offre limitée, les prix augmentent mécaniquement. Cette année, la conjonction de plusieurs facteurs — baisse de la production, hausse des coûts et spéculation — accentue encore davantage cette tendance.

Une préoccupation majeure pour les Marocains du Monde

Pour les Marocains résidant à l’étranger, cette situation a des répercussions concrètes. Beaucoup d’entre eux prennent en charge, totalement ou partiellement, l’achat du mouton pour leurs proches au Maroc.

La hausse des prix implique :

  • une augmentation des montants transférés
  • une pression supplémentaire sur le budget des ménages expatriés
  • parfois, des arbitrages difficiles dans un contexte économique déjà tendu à l’international

Certains optent désormais pour des solutions alternatives, comme le partage du sacrifice ou le soutien financier direct sans achat de bétail.

Vers une adaptation des pratiques ?

Face à cette réalité, des voix s’élèvent pour encourager des circuits d’achat plus directs, reliant consommateurs et éleveurs, afin de limiter l’impact des intermédiaires.

Par ailleurs, la sensibilisation à des pratiques plus solidaires et adaptées aux capacités financières de chacun semble s’imposer progressivement, notamment au sein de la diaspora.

Un Aïd sous le signe de la prudence

En 2026, l’Aïd al-Adha s’annonce donc dans un contexte économique particulier. Entre contraintes locales et solidarité internationale, les Marocains du Monde restent, plus que jamais, un pilier essentiel pour de nombreuses familles.

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