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À Genève, un side event met en avant les efforts internationaux en matière de solutions durables pour les réfugiés africains et le développement des provinces du Sud du Royaume

 

Maglor - Genève :Un side event consacré à la promotion de solutions durables pour les réfugiés en Afrique s’est tenu, mercredi au Palais des Nations à Genève, en marge de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, avec la participation d’experts internationaux, d’acteurs de la société civile et de défenseurs des droits humains issus de plusieurs régions du monde.

Organisée par plusieurs organisations non gouvernementales dotées du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), représentant la société civile internationale, en concertation avec l’Ordre souverain de Malte, cette rencontre a été placée sous le thème : « Advancing Durable Solutions: Resettlement, Humanitarian Aid, and Refugee Rights Protection for Refugees in Africa ».

Un panel international de haut niveau

L’événement a réuni un panel multidisciplinaire composé de personnalités reconnues pour leur expertise dans les domaines des droits humains, de la protection internationale et de l’action humanitaire.

Parmi les intervenants figuraient notamment Ma Elainine Ma Elainine Moustapha, acteur engagé dans les initiatives de coopération régionale, Dr. Moulay Lahsen Naji, expert africain en droits humains, Dr. Ayman Okeil, président de MAAT for Peace, Development and Human Rights, ainsi que Mme Safia Rguibi El Idrissi, représentante du CIDH.

Ont également pris part aux discussions M. Michel Veuthey Pierre, ambassadeur de l’Ordre souverain de Malte chargé de la lutte contre la traite des êtres humains, M. Kanni Abdoulaye, coordinateur national du réseau nigérien des défenseurs des droits humains, Mehmood Ur Rehman Anwar, avocat spécialisé en droits humains, Mme Giorgia Butera, présidente de l’Observatorio Internazionale Diritti Umani e Ricerca (Italie), ainsi que Mme Reyema Mwanza, représentante d’une organisation humanitaire active en République démocratique du Congo.
 

Le développement au cœur des solutions durables

Les échanges ont mis l’accent sur la nécessité de dépasser les approches exclusivement humanitaires au profit de stratégies intégrées favorisant l’inclusion socio-économique, l’accès aux services essentiels et l’autonomisation des populations déplacées.

Dans ce contexte, plusieurs intervenants ont souligné l’importance des modèles de développement territorial comme facteur de stabilité et de prévention des crises prolongées, évoquant notamment la dynamique de développement socio-économique enregistrée dans les provinces du Sud du Royaume du Maroc, caractérisée par des investissements structurants, le renforcement des infrastructures et l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
 

Préoccupation concernant la situation dans les camps de Tindouf

Les discussions ont également porté sur la situation humanitaire persistante dans les camps de Tindouf, en Algérie, considérée comme l’un des cas les plus anciens de déplacement prolongé sur le continent africain.

Les participants ont relevé les défis liés à la dépendance prolongée à l’aide humanitaire, au manque de perspectives économiques et aux difficultés d’accès à des solutions durables pour les populations vivant dans ces camps depuis plusieurs décennies.

Plusieurs interventions ont estimé que ces populations demeurent dans une situation de blocage prolongé, certains intervenants considérant qu’elles restent de facto otages d’un conflit entretenu par le groupe armé du Polisario, entravant toute évolution vers des solutions pérennes.
 

Appel à une responsabilité internationale renforcée

Les panélistes ont appelé à un renforcement du partage des responsabilités au niveau international, notamment à travers l’élargissement des programmes de réinstallation, la mise en œuvre effective du Pacte mondial sur les réfugiés et le renforcement des mécanismes de lutte contre la traite des êtres humains.

Ils ont également insisté sur la nécessité d’un recensement transparent des populations vivant dans les camps, considéré comme une étape essentielle pour garantir une protection conforme aux standards internationaux.
 

Vers une approche africaine des solutions durables

Au terme de cette rencontre, les participants ont souligné l’importance d’un leadership africain renforcé et d’une coopération internationale fondée sur le développement, la stabilité et le respect des droits humains.

Ce side event a ainsi permis de mettre en avant des approches pragmatiques privilégiant le développement socio-économique comme levier de paix durable, tout en appelant à des solutions concrètes pour mettre fin aux situations de déplacement prolongé sur le continent africain.
 

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