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Le déficit budgétaire du Maroc atteint 27 milliards de dirhams à fin mai 2026

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Maglor.fr - Le déficit budgétaire du Maroc s'est creusé pour atteindre 27 milliards de dirhams à fin mai 2026, contre 22 milliards de dirhams à la même période en 2025, selon les dernières données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Cette dégradation de 5 milliards de dirhams en glissement annuel traduit une pression accrue sur les finances publiques marocaines.

Cette évolution s'explique principalement par le recul du solde ordinaire, qui est passé de 11,6 milliards de dirhams à fin mai 2025 à seulement 2 milliards de dirhams à fin mai 2026. Les comptes spéciaux du Trésor et les Services de l'État gérés de manière autonome (SEGMA) ont également basculé en déficit, passant de 13 milliards à 22 milliards de dirhams sur la même période.

Du côté des recettes, les chiffres sont pourtant encourageants. Les recettes ordinaires ont progressé de 6,6% en glissement annuel pour atteindre 182,6 milliards de dirhams, portées essentiellement par les recettes fiscales en hausse de 9,2% à 164 milliards de dirhams. En revanche, les recettes non fiscales ont reculé de 13%, à 17,8 milliards de dirhams, pénalisées par le repli des fonds de concours et autres ressources diverses.

Les dépenses ont, elles, fortement progressé. Les charges ordinaires ont bondi de 13% pour atteindre 180 milliards de dirhams, sous l'effet d'une hausse des dépenses de biens et services (+12,2% à 147 milliards de dirhams) et des intérêts de la dette (+4% à 17,5 milliards de dirhams). Les dépenses d'investissement ont également poursuivi leur progression, s'établissant à 53 milliards de dirhams à fin mai 2026 contre 48 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 9,3%.

Face à un besoin de financement de 37 milliards de dirhams — en net recul par rapport aux 44,6 milliards enregistrés à fin mai 2025 —, l'État marocain a privilégié le recours au financement intérieur, mobilisant 40 milliards de dirhams. Ce contexte budgétaire se déroule dans un environnement international incertain, notamment en raison de la hausse des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient.


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