Par Maglor.fr - La route migratoire méditerranéenne occidentale, qui relie le Maghreb à l'Espagne, a enregistré une hausse spectaculaire de 50 % entre janvier et avril 2026, selon les données publiées par les garde-frontières européens de Frontex. L'Algérie s'est imposée comme le principal pays de départ de cette voie migratoire, devant le Maroc et la Tunisie.
Cette augmentation significative des flux migratoires préoccupe les autorités européennes et espagnoles, qui font face à une pression croissante sur leurs côtes. Les arrivées irrégulières via cette route concernent principalement des ressortissants algériens, marocains et tunisiens, mais aussi des migrants subsahariens transitant par l'Afrique du Nord.
Les autorités algériennes sont sous pression pour renforcer les contrôles de leurs côtes et coopérer davantage avec l'Union européenne dans la gestion des flux migratoires. Bruxelles a intensifié ses discussions avec Alger pour parvenir à un accord de coopération similaire à ceux conclus avec d'autres pays de transit.
La hausse des départs s'explique par plusieurs facteurs : la dégradation des conditions économiques dans les pays d'origine, le durcissement des contrôles sur d'autres routes migratoires comme la route des Balkans ou la route centrale méditerranéenne, et la persistance de réseaux de passeurs qui exploitent la vulnérabilité des candidats à l'exil.
Face à cette situation, l'Espagne a renforcé ses moyens de surveillance maritime et appelé à une plus grande solidarité européenne pour gérer les arrivées aux îles Canaries et sur le littoral andalou. La question migratoire reste au cœur des tensions diplomatiques entre l'Europe et le Maghreb.
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