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Hauts-de-Seine : le préfet Brugère maintient le cap contre l'immigration irrégulière, malgré les pressions

Le préfet des Hauts-de-Seine Alexandre Brugère

Ecrit Par Maglor.fr – Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, affirme qu'il ne se laissera pas « intimider » par ceux qui contestent sa politique de lutte contre l'immigration irrégulière. Invité de l'interview politique d'Europe 1 ce vendredi 4 septembre, le haut fonctionnaire a répondu aux critiques qui le visent depuis plusieurs semaines.

Une plainte d'avocats pour « cessation de manquement »

Alexandre Brugère est dans le viseur de l'Association des avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), qui a déposé une plainte pour « cessation de manquement » en juillet dernier. L'organisation l'accuse d'empêcher systématiquement les renouvellements de titres de séjour dans son département — une accusation qu'il rejette fermement.

Le préfet est également critiqué par une partie de la gauche, notamment par Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise (LFI), qui a ironisé sur X sur son attitude. Alexandre Brugère a répondu : « On sait ce qu'il pense des préfets. »

Un préfet qui assume sa ligne dure

Sur Europe 1, le préfet a été sans ambiguïté : « Je veux le dire sur l'action contre l'immigration clandestine, contre l'immigration irrégulière, je ne me laisserai pas intimider contre celles et ceux qui considèrent que nous en faisons trop. »

Cette déclaration intervient dans un contexte de montée en puissance du débat migratoire à quelques mois de la présidentielle française de 2027, où l'immigration est devenue l'un des thèmes centraux de la précampagne — notamment pour Marine Le Pen et le RN, mais aussi pour Édouard Philippe et les candidats de droite.

Ce que cela signifie pour les Maghrébins en France

Pour les Marocains, Algériens et Tunisiens résidant en France — et particulièrement en Île-de-France —, les déclarations du préfet Brugère soulèvent des interrogations légitimes. Les difficultés de renouvellement de titres de séjour dans les Hauts-de-Seine, si elles sont avérées, touchent directement des milliers de familles issues du Maghreb qui résident légalement dans ce département.

Entre discours sécuritaire de campagne et réalités administratives du quotidien, la question migratoire continue de peser sur les communautés maghrébines établies en France.

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