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L’Algérie muscle sa surveillance spatiale avec un deuxième satellite



L’Algérie poursuit sa montée en puissance dans le domaine spatial. Samedi 31 janvier, Alger a placé en orbite un deuxième satellite d’observation terrestre, à peine quinze jours après un premier lancement similaire. Une opération menée avec l’appui d’une fusée chinoise, qui illustre à la fois les ambitions technologiques du pays et ses priorités stratégiques en matière de sécurité.

Une accélération du programme spatial algérien

Ce nouveau satellite vient renforcer les capacités d’observation de l’Algérie depuis l’espace. En multipliant les engins en orbite basse, le pays cherche à améliorer la surveillance de son territoire, l’un des plus vastes d’Afrique, marqué par de longues frontières désertiques difficiles à contrôler.

Le lancement rapproché de deux satellites en l’espace de deux semaines témoigne d’une volonté politique claire : doter l’État d’outils technologiques modernes pour mieux anticiper les menaces et affirmer sa souveraineté.

Un outil aux usages multiples

Officiellement, ce satellite est destiné à des missions civiles : cartographie, gestion des ressources naturelles, surveillance environnementale ou encore prévention des catastrophes naturelles. Mais son rôle sécuritaire est central. L’observation satellitaire permet notamment de suivre les mouvements transfrontaliers, de lutter contre les trafics et de renforcer le contrôle des zones sensibles.
Dans un contexte régional instable au Sahel et en Libye, ces capacités constituent un atout stratégique majeur pour Alger.

La Chine, partenaire clé

Le satellite a été mis en orbite grâce à une fusée chinoise, confirmant le rôle croissant de Pékin comme partenaire technologique de l’Algérie. Cette coopération s’inscrit dans une relation plus large, où la Chine accompagne de nombreux pays africains dans le développement de leurs infrastructures, y compris spatiales.

Pour l’Algérie, ce partenariat permet d’accéder à des technologies avancées sans dépendre exclusivement des puissances occidentales.

Une ambition de long terme

Avec ce deuxième lancement, l’Algérie montre qu’elle entend s’inscrire durablement dans le club des pays africains dotés de capacités spatiales opérationnelles. Au-delà de la technologie, c’est un signal politique et stratégique envoyé à la région : Alger veut maîtriser l’information, la surveillance et la sécurité depuis l’espace.

Une nouvelle étape dans la modernisation de l’État, où l’orbite devient un terrain clé de souveraineté.

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