Deux développements diplomatiques intervenus le 22 avril 2026 témoignent d’une évolution notable des positions internationales sur la question du Sahara. L’Autriche a affiché son soutien à la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, tandis que le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
À Vienne, cette prise de position autrichienne a été officialisée à l’issue d’une rencontre entre la ministre fédérale des Affaires européennes et internationales, Beate Meinl-Reisinger, et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Dans un communiqué conjoint, l’Autriche estime qu’une autonomie sous souveraineté marocaine pourrait constituer l’une des solutions les plus réalistes pour parvenir à un règlement du différend régional autour du Sahara.
Le texte souligne également le soutien de Vienne aux efforts menés par le Secrétaire général des Nations Unies et son envoyé personnel afin de relancer les négociations politiques. L’Autriche salue en outre la volonté du Maroc de préciser les modalités d’une autonomie dans le cadre de sa souveraineté.
Le même jour, le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la RASD, décision communiquée officiellement au Maroc par la ministre hondurienne des Affaires étrangères, Mireya Agüero de Corrales. Selon les autorités honduriennes, cette mesure s’inscrit dans une démarche fondée sur les principes de non-ingérence et de respect des affaires intérieures des États.
Dans sa communication, Tegucigalpa réaffirme également son soutien aux efforts de l’ONU en faveur d’une solution politique, juste et durable, ainsi qu’aux résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2797.
Le Honduras avait reconnu la RASD en 1989 et confirmé cette position en 2022. La suspension annoncée marque ainsi une inflexion diplomatique significative.
Ces deux annonces interviennent dans un contexte où plusieurs pays réévaluent leur position sur le dossier du Sahara, renforçant la place de l’initiative marocaine d’autonomie dans les discussions internationales.