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Quand Al Arabiya tombe dans le piège de la provocation : le Maroc, bien plus qu'un match nul

L'équipe du Maroc et ses joueurs issus de la diaspora

Ecrit par la rédaction Maglor.fr -

Un match nul (1-1) contre le Brésil lors de la Coupe du Monde 2026. Pour beaucoup, c'est un résultat honorable, voire remarquable. Pour la chaîne Al Arabiya, c'est apparemment l'occasion de brandir un titre provocateur qui a suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. Derrière la polémique footballistique se cache en réalité un malaise plus profond : celui de voir le Maroc s'imposer comme un modèle de réussite dans une région où d'autres peinent à justifier leurs résultats malgré des richesses colossales.

Un titre, une provocation

Al Arabiya a choisi de minimiser la performance des Lions de l'Atlas en laissant entendre que le niveau du Maroc ne serait dû qu'à la présence de joueurs issus de la diaspora — comme si cela constituait une forme de tricherie ou d'artifice. Ce choix éditorial n'est pas passé inaperçu. Des milliers d'internautes ont réagi, pointant le double standard d'une chaîne qui célèbre les naturalisations dans d'autres pays du Golfe sans sourciller.

Car il faut être clair : les joueurs marocains issus de la diaspora ne sont pas des étrangers naturalisés. Ils sont nés de parents marocains, portent des noms marocains, ont des racines marocaines. Ils ont simplement grandi en France, en Espagne, aux Pays-Bas ou en Belgique, avant de choisir librement de défendre le maillot du Royaume. Le Maroc ne les a pas "importés" — il les a simplement récupérés, après que d'autres fédérations aient parfois tenté de les séduire.

Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes

Si l'argument de la diaspora suffisait à expliquer les succès marocains, comment Al Arabiya expliquerait-elle la victoire du Maroc à la CAN des joueurs locaux — une compétition où seuls les footballeurs évoluant dans leur championnat national sont éligibles, sans aucun joueur de la diaspora ? Comment expliquer la Coupe Arabe remportée par les Lions de l'Atlas ? Comment expliquer les succès répétés des sélections de jeunes, féminines et masculines, dans toutes les catégories d'âge ?

La réponse est simple : le Maroc a construit une politique sportive cohérente, ambitieuse et structurée sur le long terme. La Fédération Royale Marocaine de Football, soutenue par une vision royale claire, a investi dans la formation, les infrastructures et le scouting à l'international. Le résultat est là, visible, documenté, incontestable.

Le vrai sujet : le modèle marocain dérange

Ce qui agace réellement dans certains pays de la région, ce n'est pas le match nul contre le Brésil. C'est que le Maroc, un pays sans pétrole ni gaz en abondance, sans rente pétrolière massive, soit en train de se transformer en puissance régionale à part entière. Pendant que certains États profitent de milliards de pétrodollars sans parvenir à construire des industries, des universités ou des équipes sportives compétitives, le Maroc avance, dans l'industrie automobile, l'aéronautique, les énergies renouvelables, le tourisme, et désormais le football mondial.

Ce modèle dérange, parce qu'il pose une question difficile à éviter : pourquoi, avec autant de ressources, certains pays n'obtiennent-ils pas de tels résultats ? Plutôt que de répondre à cette question, il est plus confortable de chercher à dénigrer ce que le voisin a accompli.

La diaspora : une force, pas une tricherie

Il faut rappeler, enfin, ce qu'est la diaspora marocaine. Elle est composée de plusieurs millions de Marocains installés en Europe, en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde. Ces femmes et ces hommes envoient chaque année des milliards de dirhams en transferts de fonds, entretiennent des liens familiaux et culturels intenses avec leur pays d'origine, et contribuent au rayonnement du Maroc à l'étranger. Qu'ils choisissent également de défendre ses couleurs sur un terrain de football est une fierté, pas une honte.

Le Maroc n'a pas tenu tête au Brésil grâce à un artifice. Il l'a fait grâce à un projet collectif, une génération de joueurs talentueux et une nation unie derrière ses Lions. Al Arabiya peut écrire ce qu'elle veut — les résultats, eux, sont là pour rester.


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