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Tunisie-États-Unis : la DFC américaine explore de nouveaux projets dans l'énergie et les mines

Tunisie-États-Unis

Ecrit Par Maglor — Washington affine sa présence économique en Tunisie. Le 28 septembre 2026, le secrétaire d'État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, a reçu une délégation de la Development Finance Corporation (DFC), le bras financier de développement du gouvernement américain, pour discuter de coopération dans l'énergie, les hydrocarbures, les énergies renouvelables et les mines.

Qui était autour de la table

La délégation américaine comprenait Susan Waage, directrice des projets de développement, et Kate Lahnstein, conseillère juridique adjointe. Côté tunisien, la rencontre a réuni notamment le PDG de la Compagnie des phosphates de Gafsa et du Groupe chimique tunisien, Omar Bouzouada, le directeur de l'Office des mines, Mohamed Ben Salem, ainsi que des représentants de la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG).

Une institution au service des intérêts américains

La DFC mobilise des capitaux privés pour des projets dans les économies en développement et émergentes, tout en servant les objectifs de politique étrangère et de sécurité des États-Unis. Sa présence à Tunis s'inscrit dans un intérêt plus large pour les chaînes d'approvisionnement en minerais et en énergie, où le phosphate tunisien occupe une place stratégique.

Pas encore d'engagements chiffrés

Le compte rendu de la rencontre reste général : les deux parties ont souligné l'importance des partenariats internationaux et convenu de poursuivre les consultations et la coordination afin de créer les conditions du développement de nouveaux projets et d'investissements. Aucun montant, calendrier ou projet précis n'a été annoncé à ce stade.

Un contexte de diversification des partenaires

Cette rencontre intervient alors que la Tunisie multiplie les contacts sur le front énergétique : forum africain de l'énergie, cadre de coopération nucléaire civile avec l'AIEA pour 2026-2030, objectifs de montée en puissance des renouvelables. Diversifier ses partenaires est pour Tunis un moyen de sécuriser son approvisionnement, de financer ses projets et de réduire les tensions sur ses finances publiques.

Pour les États-Unis, il s'agit de consolider leur influence en Afrique du Nord, région où l'Union européenne, la Chine et les pays du Golfe sont aussi très actifs. Reste à savoir si ces discussions exploratoires déboucheront sur des financements concrets, en particulier dans les phosphates, dont la relance est un enjeu économique majeur pour le bassin minier de Gafsa.

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