Maglor - Dans une ambiance incandescente au complexe Moulay Abdellah de Rabat, la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Nigeria a tenu toutes ses promesses. Devant un public en fusion, les Lions de l’Atlas ont livré une prestation de très haut niveau, conclue par une qualification épique à l’issue de la séance des tirs au but.
Une première période sous domination marocaine
Dès le coup d’envoi, les hommes de Walid Regragui ont pris les commandes de la rencontre, imposant un pressing intense et une maîtrise territoriale nette. Porté par un Brahim Díaz inspiré et virevoltant, le Maroc a multiplié les offensives, obligeant le bloc nigérian à une vigilance permanente.
À la 22e minute, le stade a retenu son souffle : après un slalom dévastateur dans l’axe, le milieu du Real Madrid a décoché une frappe surpuissante, repoussée d’un réflexe exceptionnel par Stanley Nwabali, sauvant les Super Eagles sur leur ligne.
La résistance nigériane
Face à cette domination, le Nigeria a fait preuve d’une résilience remarquable. Solides dans leur organisation défensive, les Super Eagles ont fermé les espaces et misé sur des transitions rapides pour créer le danger. Victor Osimhen, peu servi mais omniprésent par ses appels, a mis à l’épreuve la charnière Aguerd–Masina, passant tout près d’ouvrir le score.
Malgré une ultime pression marocaine avant la pause, les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sur un score nul et vierge, laissant présager une seconde période disputée.
Un duel haletant jusqu’au bout de la nuit
Au retour des vestiaires, la rencontre a basculé dans une dimension plus nerveuse. Le Nigeria a haussé le ton, bousculant des Marocains momentanément plus fébriles. Les Super Eagles ont tenté de prendre l’ascendant grâce à un bloc compact et des sorties de balle rapides, tandis que le Maroc continuait de monopoliser le ballon.
Les entrées de Hamza Igamane, Eliesse Ben Seghir et Youssef En-Nesyri ont redonné de l’élan aux Lions de l’Atlas, sans toutefois permettre de faire la différence dans le dernier geste. Ni le temps réglementaire ni les prolongations n’ont suffi à départager les deux géants du football africain.
Bounou, le héros d’une nation
La décision s’est donc jouée lors de la séance des tirs au but, où Yassine Bounou s’est illustré en véritable mur. Le gardien marocain a réalisé deux arrêts décisifs, offrant au Maroc une qualification historique pour la finale dans une explosion de joie au Moulay Abdellah.
Une finale très attendue
Le Maroc affrontera en finale le Sénégal, vainqueur de l’Égypte (1-0) lors de la première demi-finale disputée au Grand Stade de Tanger. Les Lions de l’Atlas auront rendez-vous avec l’histoire le 18 janvier, toujours à Rabat, pour tenter de décrocher un nouveau sacre continental.