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Algérie : le FMI salue des « signes encourageants » de diversification mais alerte sur les déficits

Ecrit Par Maglor — Dans une analyse publiée le 3 novembre 2026 et intitulée « créer les conditions propices à une diversification durable en Algérie », le Fonds monétaire international (FMI) dresse un bilan nuancé des efforts algériens pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures. Il salue des « signes encourageants », tout en soulignant que le chemin reste long et que la soutenabilité financière du programme d'investissement n'est pas acquise.

Des progrès réels dans le hors-hydrocarbures

Selon l'institution, la part du secteur hors hydrocarbures dans le PIB réel et dans les exportations de biens a augmenté progressivement, et les recettes d'exportation hors hydrocarbures ont progressé au cours de la dernière décennie. Ce constat s'inscrit dans le vaste chantier de réformes et d'amélioration du climat des affaires lancé par les autorités, dont l'objectif est de réduire la dépendance au pétrole et au gaz.

Des limites structurelles persistantes

Le FMI note toutefois que l'élargissement de la base d'exportation reste lent. Les hydrocarbures dominent toujours les ventes à l'étranger, et les exportations hors hydrocarbures se concentrent sur un petit nombre de produits : produits chimiques, métaux et produits agricoles. Autrement dit, la diversification existe, mais elle demeure étroite.

Les grands projets publics, une arme à double tranchant

Les grands projets d'investissement peuvent accroître les capacités productives, améliorer la connectivité et créer de nouvelles opportunités. Mais ils exigent des financements importants. Le Fonds relève que la hausse des investissements ces dernières années a fait grimper la demande d'importations et accentué les pressions budgétaires et extérieures. Son principal avertissement est clair : la persistance des déficits budgétaires pourrait compromettre la pérennité du programme d'investissement.

Les recommandations du Fonds

Le FMI recommande d'abord de planifier, de hiérarchiser et de mettre en œuvre les projets avec rigueur : le choix des projets compte autant que le montant dépensé. Il suggère d'orienter les fonds vers les projets les plus porteurs et d'évaluer leur impact selon leurs effets sur la productivité, l'emploi et le dynamisme du secteur privé.

Il insiste ensuite sur le rôle du secteur privé. Pour gagner en compétitivité et exporter davantage, les entreprises ont besoin d'infrastructures efficaces, d'un accès au financement, de compétences adaptées et d'institutions performantes. Le Fonds plaide pour des règles prévisibles et une concurrence équitable entre entreprises publiques et privées, ainsi que pour un soutien durable à l'entrepreneuriat afin que davantage de jeunes entreprises puissent croître. Enfin, il appelle à renforcer les finances publiques et les marges de manœuvre extérieures.

Une lecture d'ensemble

L'analyse, relayée par TSA Algérie le 4 novembre, ne fournit pas de chiffres détaillés sur la part du hors-hydrocarbures, mais elle fixe un cadre de lecture : l'Algérie a engagé la bonne direction, à condition de sélectionner ses investissements et de laisser davantage de place à l'initiative privée. Pour les entreprises comme pour les Algériens établis en Europe qui suivent de près l'économie du pays, la question n'est plus de savoir s'il faut diversifier, mais à quel rythme et à quel coût.

Sources : FMI (analyse du 3 novembre 2026), TSA Algérie.

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