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Tunisie-Allemagne : le groupe Scherdel poursuit sa prospection en vue d'un investissement industriel

Tunisie-Allemagne : le groupe Scherdel

Ecrit Par Maglor — Une délégation du groupe industriel allemand Scherdel s'est rendue en Tunisie pour une deuxième visite exploratoire, à la recherche d'opportunités d'implantation. Aucune décision d'investissement n'a été annoncée, mais la démarche s'inscrit dans un intérêt soutenu des industriels allemands pour la Tunisie.

Une deuxième visite après celle de janvier

Selon un communiqué de l'Agence de promotion de l'investissement extérieur (FIPA-Tunisia), la délégation, conduite par Marcus Bach, associé gérant du groupe, a été reçue par le directeur général de l'agence, Jalel Tebib. Elle était accompagnée de Mariem Bougabrine, chargée de projets à la Chambre tuniso-allemande de l'industrie et du commerce (AHK).

Cette visite fait suite à une première prospection effectuée en janvier 2026. Elle vise à mieux évaluer l'environnement économique tunisien, les compétences locales ainsi que les incitations et avantages proposés aux investisseurs étrangers.

Qui est Scherdel ?

Fondé il y a 130 ans, Scherdel emploie plus de 7 000 collaborateurs répartis sur 35 sites de production et de recherche et développement. Le groupe est actif dans les technologies de formage, d'assemblage et de jonction, les technologies de surface, ainsi que la conception et la construction de machines, d'outils et d'installations. Il est notamment présent dans les secteurs liés à la mobilité.

Une coopération économique déjà dense

L'Allemagne compte parmi les partenaires industriels importants de la Tunisie, notamment dans les composants automobiles et les câblages. La présence de l'AHK aux côtés de la délégation illustre le rôle d'intermédiaire que joue cette chambre bilatérale pour accompagner les entreprises allemandes dans leur choix de localisation.

Pour Tunis, attirer de nouveaux investisseurs industriels est un enjeu majeur : emploi, transfert de technologies, exportations. Pour les groupes allemands, la Tunisie offre la proximité géographique avec l'Europe, une main-d'œuvre qualifiée et des coûts compétitifs, dans un contexte où les chaînes d'approvisionnement cherchent à se rapprocher des marchés finaux.

Des conditions à confirmer

Le communiqué reste prudent : il ne mentionne ni décision d'investissement ni calendrier de réalisation et précise que cette visite n'est qu'une étape supplémentaire dans l'examen des perspectives du groupe. Les investisseurs étrangers pèsent généralement de nombreux critères : stabilité réglementaire, coût de l'énergie, disponibilité des compétences, délais administratifs et accès aux devises.

La Tunisie a engagé ces derniers mois un effort de simplification de ses procédures, avec l'annonce de la numérisation de 2 250 démarches administratives par la présidence du gouvernement. Ce type de réforme peut peser dans les arbitrages des investisseurs, à condition d'être suivi d'effets concrets.

Ce qu'il faut retenir

Il est trop tôt pour parler d'implantation, mais la double visite en moins d'un an montre que le dossier Tunisie est pris au sérieux par un groupe de taille mondiale. Pour les Tunisiens de France et d'Allemagne, souvent bien placés pour faire le lien entre entreprises et administrations, l'évolution de ce type de projet est à suivre de près.

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