Ecrit Par Maglor — Le projet de loi de finances 2027 (PLF 2027) n'oublie pas la diaspora algérienne. Selon TSA, le texte prévoit des ajustements pour l'importation de véhicules et de marchandises par les Algériens établis à l'étranger, ainsi que par les agents diplomatiques et consulaires en fin de mission. Il s'agit, rappelons-le, d'un projet et non d'une mesure adoptée : le Parlement doit encore l'examiner.
Retour définitif : de nouveaux véhicules éligibles
L'article 159 du PLF 2027 élargit la liste des véhicules pouvant être importés avec avantages fiscaux lors d'un retour définitif. Y figureraient désormais les véhicules hybrides (essence et électrique) destinés au transport de marchandises, dont le poids total en charge ne dépasse pas 5,950 tonnes, ainsi que les véhicules à deux roues. Selon le gouvernement, l'objectif est d'aligner les conditions d'avantages fiscaux des véhicules utilitaires et des deux-roues sur celles des véhicules de tourisme, grâce à des critères techniques fondés sur les positions tarifaires.
Marchandises excédentaires : une taxe forfaitaire de 60 %
Le texte prévoit aussi que les marchandises importées dans ce cadre qui dépassent les seuils fixés puissent être dédouanées sans les formalités de contrôle du commerce extérieur et des changes, moyennant une taxe forfaitaire unique de 60 % de leur valeur. Les agents diplomatiques, consulaires et assimilés bénéficieraient de la même disposition. Le but affiché est de simplifier le dédouanement et de renforcer la sécurité juridique, tant pour les bénéficiaires que pour les services des douanes.
Diplomates en fin de mission
Pour les fonctionnaires du corps diplomatique rappelés définitivement, les deux-roues dont la valeur n'excède pas 10 millions de dinars seraient ajoutés à la liste des véhicules importables avec avantages douaniers.
Ce que l'article ne dit pas encore
Plusieurs points restent à clarifier. Les seuils de marchandises au-delà desquels la taxe de 60 % s'applique, ainsi que les conditions détaillées d'application, ne sont pas précisés à ce stade. Les familles installées en France qui préparent un retour au pays, ou qui envisagent d'y transférer leur véhicule ou leurs effets personnels, devront donc attendre la version finale de la loi et ses textes d'application avant de décider.
Un signal pour la diaspora
Au-delà de la technique douanière, ces dispositions traduisent une attention portée aux Algériens de l'étranger, dont le retour et les démarches d'importation constituent un sujet récurrent. Elles s'ajoutent à un débat plus large sur la place de la diaspora dans l'économie nationale. Conseil pratique : conservez vos justificatifs de résidence à l'étranger et suivez l'examen du texte au Parlement, qui précisera les règles applicables à compter de 2027.