Ecrit Par Maglor — Les Fennecs ont gagné, mais sans convaincre. Mardi 6 octobre, au stade Hocine Aït Ahmed de Tizi-Ouzou, l'Algérie a battu le Niger 2 buts à 1 en match amical. Une victoire à court terme, qui laisse pourtant intactes les interrogations sur la solidité défensive de l'équipe de Brahim Hemdani.
Un début de match raté
Les Algériens ont été pris à froid dès la 13e minute : le Nigérien Jocelyn a ouvert le score après une défense algérienne mal positionnée. Malgré une nette domination, avec environ 65 % de possession, les hommes d'Hemdani n'ont pas su se montrer efficaces avant la pause. Le sélectionneur a procédé à plusieurs changements après le but encaissé, dont l'entrée de Bachir Belloumi à la place d'Ibrahim Maza avant la mi-temps.
Belloumi et Bensebaini renversent la situation
Le remplaçant a justifié ce choix en égalisant à la 54e minute sur un coup franc. Les Verts ont ensuite pris l'avantage à la 73e minute : Adil Boulbina, fauché dans la surface, a obtenu un penalty transformé par Ramy Bensebaini. Dans les dernières minutes, le Niger a encore touché le poteau, rappelant que le résultat restait fragile.
Une défense qui inquiète
Au-delà du score, c'est la fragilité défensive qui retient l'attention. Ce match amical s'inscrit dans une série de rencontres de préparation aux résultats contrastés : victoire 3-1 contre la Zambie le 25 septembre, puis match nul 2-2 face au Burundi le 29 septembre. Dans les trois rencontres, l'Algérie a encaissé au moins un but, un constat que la presse sportive algérienne résume sans détour : l'équipe d'Algérie ne rassure pas.
Une équipe en reconstruction
Le contexte explique en partie ces hésitations. Après l'élimination en huitièmes de finale du Mondial 2026, la sélection a entamé un cycle de reconstruction sous la direction de Brahim Hemdani, dont la première officielle a eu lieu face à la Zambie dans le cadre des qualifications de la CAN 2027. Les amicaux servent donc de laboratoire : tester des profils, installer des automatismes et trouver l'équilibre entre l'expérience des cadres et l'arrivée de nouveaux joueurs, dont beaucoup ont grandi en France et en Europe.
Ce que cela dit de la suite
Le point positif tient à la réaction : menée au score, l'équipe a su changer de visage, trouver des solutions sur coup de pied arrêté et sur penalty, et s'imposer sans panique. Le point d'attention est plus structurel. Avant les prochaines échéances officielles, le staff devra stabiliser une charnière centrale capable de résister aux contre-attaques, réduire les erreurs de placement et convertir davantage une possession dominante en occasions franches.
Pour les supporters, en Algérie comme dans la diaspora de France, qui suit chaque rassemblement avec passion, l'essentiel est de voir les Fennecs progresser avant la reprise des qualifications. Les amicaux d'octobre n'auront servi à rien s'ils ne produisent pas une défense plus rigoureuse. À Hemdani, désormais, de transformer ces victoires poussives en véritable dynamique collective.