Ecrit Par Maglor — La Philharmonie de Paris consacre du 29 au 31 octobre 2026 un week-end entier aux musiques du Maroc. Cet événement clôt la « Saison Méditerranée 2026 » et met en lumière des traditions gnaoua, amazighes, andalouses et rurales, selon une information relayée par TelQuel à partir de la MAP.
Un programme en trois temps
Le jeudi 29 octobre, la soirée « Transes gnaouas » réunit le maâlem Abdelkébir Merchane et la jeune artiste gnaoua Hind Ennaira, une manière de faire dialoguer la transmission des maîtres et l'énergie d'une nouvelle génération.
Le vendredi 30 octobre, « Traditions marocaines » propose un dialogue entre musique rurale marocaine, flamenco et blues. On y retrouve l'Ensemble Lâabat de Ben Slimane, la chanteuse amazighe Chérifa Kersit, la danseuse Florencia Oz, le chanteur Manuel Pajares et le guitariste britannique Justin Adams.
Le samedi 31 octobre concentre plusieurs rendez-vous : le concert-promenade « Couleurs du Maroc » au Musée de la musique, qui présente des répertoires soufis, gnaoua et andalous à travers des instruments traditionnels ; le spectacle familial « Paroles de cœur », consacré à l'héritage des femmes amazighes, de l'Atlas aux plaines atlantiques ; et, en soirée, une « Soirée andalouse » dans la grande salle Pierre Boulez.
La musique andalouse en fil rouge
Pour cette soirée, l'orchestre Al Ala, dirigé par le maître Mohamed Briouel, accompagne cinq chanteurs venus du Maroc, du Liban, d'Espagne, de Grèce et d'Italie. Le répertoire, sacré et profane, relie le Levant au Maroc et illustre ce que la musique andalouse doit aux circulations méditerranéennes.
Une exposition en écho
Le week-end s'articule avec l'exposition consacrée à l'artiste Hassan Hajjaj au Musée de la musique, visible du 22 septembre 2026 au 25 avril 2027. Figure de la scène contemporaine marocaine, l'artiste prolonge à sa manière le dialogue entre héritages et création actuelle.
Pourquoi cela compte pour la communauté
Pour les Franco-Marocains, ce type de programmation dans une institution de premier plan a une portée particulière. Il donne de la visibilité à des musiques longtemps cantonnées à des cadres communautaires ou festifs, et les inscrit dans la grande salle d'un lieu culturel majeur de la capitale. Il rappelle aussi la richesse de l'héritage marocain, à la croisée des cultures arabe, amazighe, africaine et andalouse.
Les informations disponibles ne précisent pas les tarifs ni les modalités de réservation. Les personnes intéressées sont invitées à consulter le site de la Philharmonie de Paris pour connaître les conditions d'accès et la disponibilité des places, notamment pour les concerts les plus demandés comme la soirée andalouse.
À l'heure où la programmation culturelle marocaine s'étoffe en France, ce rendez-vous de la fin octobre s'annonce comme l'un des temps forts de la saison pour les amateurs de musiques du monde comme pour les familles d'origine marocaine désireuses de transmettre ce patrimoine.