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Football algérien : après l'élimination en huitièmes du Mondial 2026, les Fennecs entament leur reconstruction

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — Trois mois après son élimination en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, l'équipe d'Algérie est entrée dans une phase de transition profonde. Entre départs de cadres, changement de cap technique et calendrier chargé, les Fennecs doivent reconstruire sans attendre.

Un parcours stoppé à Vancouver

Le 3 juillet 2026, l'Algérie s'est inclinée 2-0 face à la Suisse en huitièmes de finale, à Vancouver, sur des buts de Breel Embolo (10e) et de Dan Ndoye (46e). Avant le tournoi, la sélection affichait pourtant un bilan flatteur sous la direction de Vladimir Petkovic : 21 victoires, 4 nuls et 3 défaites en 28 matches. La déception a été à la hauteur des attentes, et les critiques ont porté sur l'animation offensive, jugée confuse, et sur certains choix de composition.

Une page qui se tourne

Dans la foulée de l'élimination, Riyad Mahrez a annoncé sa retraite internationale, et le défenseur Aïssa Mandi a lui aussi quitté la sélection. La question du banc a été au centre des débats : Petkovic, présenté comme le sélectionneur le mieux payé d'Afrique avec environ 135 000 euros par mois et dont le contrat avait été prolongé jusqu'en 2028, n'incarne plus le projet. Selon la presse algérienne, Antar Yahia pilote désormais la sélection ; son statut — intérim ou mandat durable — est présenté différemment selon les médias, ce qui entretient une certaine incertitude.

Un calendrier qui ne laisse pas de répit

La reconstruction se fait en compétition. Les Fennecs jouent leurs rencontres qualificatives pour la CAN 2027 face à la Zambie et au Burundi, puis disputeront un match amical en octobre, dont l'adversaire pourrait être le Mali, le Niger ou le Tchad. Le staff travaille sur une liste élargie d'une cinquantaine de joueurs, qui devrait être resserrée à 26 pour la prochaine fenêtre internationale.

Les enjeux de la relève

Trois chantiers se dégagent. D'abord, intégrer une nouvelle génération, en grande partie formée en France, dans un groupe qui perd ses leaders d'expérience. Ensuite, rétablir une cohérence tactique après un tournoi marqué par des critiques sur le jeu. Enfin, clarifier la gouvernance : le président de la Fédération, Walid Sadi, exerce aussi les fonctions de ministre des Sports, ce qui alimente régulièrement le débat sur l'indépendance des décisions sportives.

Pourquoi cela compte pour la diaspora

Pour la communauté algérienne de France, très attachée aux Fennecs, chaque rassemblement est un moment de ferveur collective. La qualité de la relève, issue pour beaucoup des centres de formation français, se jouera aussi dans les liens entre la fédération et les clubs européens.

La CAN 2027 sera le premier test sérieux de cette nouvelle ère. D'ici là, la priorité est de retrouver de la solidité et de renouer avec un public qui attend davantage qu'une simple parenthèse.

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