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Algérie : l'avant-projet de loi de finances 2027 mise sur le pouvoir d'achat et le climat des affaires

Ecrit Par Maglor — Réuni le 30 septembre, le gouvernement algérien a examiné l'avant-projet de loi de finances pour 2027. Selon TSA Algérie, le texte s'articule autour de trois priorités : la préservation du pouvoir d'achat, l'amélioration du climat des affaires et le soutien à l'investissement public à fort impact économique et social.

Préserver le pouvoir d'achat

Le premier axe reprend une orientation constante de la politique budgétaire algérienne : maintenir la capacité de consommation des ménages par le biais de mécanismes de soutien consolidés et de programmes publics. Dans un pays où les subventions et les transferts sociaux occupent une place structurante, l'enjeu est de concilier cette protection avec la soutenabilité des finances publiques, notamment face à la volatilité des recettes d'hydrocarbures.

Les documents rendus publics ne détaillent pas, à ce stade, les chiffres du budget ni les mesures fiscales précises. Les montants, les hypothèses de prix du pétrole et le niveau du déficit seront connus lorsque le texte sera transmis au Parlement.

Un guichet unique pour l'investissement

Le deuxième axe concerne l'environnement des affaires. Le gouvernement met en avant le guichet unique de l'investissement et la modernisation de l'administration, par la simplification des procédures et la numérisation des services publics. Il s'agit de réduire les délais et les coûts supportés par les entreprises, un point régulièrement cité par les investisseurs, algériens comme étrangers, parmi les freins à l'activité.

Le texte évoque aussi le renforcement de la conformité fiscale et la transformation numérique de l'administration, deux chantiers qui visent à élargir l'assiette de l'impôt sans alourdir la pression sur les contribuables déjà déclarés.

Investir dans les infrastructures et la logistique

Le troisième axe oriente la dépense publique vers des opérations à fort impact : infrastructures, aménagement du territoire et réduction des coûts logistiques. L'objectif affiché est de soutenir l'investissement productif et les projets structurants, tout en maintenant le financement de l'éducation, de la santé, du logement et des équipements de base.

Un signal pour les exportateurs

Dans le même esprit de modernisation, l'administration des douanes met en œuvre à partir du 4 octobre une nouvelle obligation pour les exportations maritimes : la référence de déclaration en détail à l'exportation (DED), qui devra figurer sur chaque connaissement. Cette exigence, liée au système informatique des douanes, conditionne la validation du manifeste d'export. En cas d'absence ou d'erreur, les documents de transport ne seront pas délivrés et les retards et pénalités resteront à la charge de l'exportateur.

Cette mesure, technique en apparence, illustre la volonté de l'État de numériser la chaîne d'exportation à l'heure où Alger cherche à diversifier ses ventes hors hydrocarbures.

Ce qu'il faut surveiller

Le passage au Parlement à l'automne permettra de mesurer la traduction chiffrée de ces orientations. Trois indicateurs seront scrutés : le niveau des dépenses d'équipement, le sort réservé aux subventions et les incitations fiscales destinées aux entreprises. Pour les Algériens de France et les opérateurs franco-algériens, ces arbitrages conditionnent l'environnement dans lequel se décideront les investissements et les échanges des prochains mois.

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