Ecrit Par Maglor — La rentrée politique et économique 2026 au Maroc s'annonce particulièrement chargée. Entre les élections législatives du 23 septembre et les défis d'une économie en quête de souffle, le Royaume aborde cette période avec des atouts indéniables mais aussi des incertitudes persistantes.
Un scrutin législatif sous haute tension
Le 23 septembre 2026, les Marocains sont appelés aux urnes pour renouveler la Chambre des Représentants. Cette échéance s'annonce décisive : le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a confirmé qu'il ne se porterait pas candidat pour les prochaines législatives, ouvrant ainsi une période de transition au sein du Rassemblement National des Indépendants (RNI). Si une coalition similaire à celle actuellement au pouvoir est attendue, la répartition des sièges entre partis devrait connaître quelques ajustements significatifs.
Le scrutin s'inscrit dans un contexte de défiance croissante d'une partie de la population envers la classe politique traditionnelle, et les questions socio-économiques — pouvoir d'achat, logement, emploi des jeunes — s'imposent comme les thèmes centraux de la campagne.
Une économie aux fondamentaux solides
Sur le front économique, le Maroc affiche des indicateurs rassurants. L'agriculture a retrouvé des couleurs après plusieurs années de sécheresse, l'inflation recule sensiblement et les secteurs stratégiques — phosphates, automobile, tourisme — continuent de tirer la croissance. La dette extérieure globale culmine toutefois à 68 milliards de dollars, un niveau qui appelle à une gestion rigoureuse des équilibres budgétaires.
Perspectives
La rentrée 2026 constitue un moment charnière : les résultats des législatives définiront la trajectoire politique des cinq prochaines années, tandis que les choix économiques engagés conditionneront la capacité du Royaume à répondre aux attentes sociales. Un défi que le Maroc aborde avec les ressources d'une économie diversifiée et d'une diplomatie rayonnante sur la scène internationale.