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Cour d'appel de Rabat : victoire juridique de l'Ordre National des Traducteurs du Maroc

Dans un contexte de tensions institutionnelles autour de la reconnaissance des organisations professionnelles de traducteurs au Maroc, la Cour d'appel de Rabat vient de rendre une décision qui fait date. Le 17 mars 2026, elle a rejeté l'appel de l'Association des Traducteurs Agréés Judiciaires (ATAJ), confirmant ainsi la pleine légitimité de l'Ordre National des Traducteurs du Maroc (ONTM). Son président, Rachid Tassaft, livre ici sa lecture de cette victoire et les perspectives qu'elle ouvre pour la profession.


Par Rachid TASSAFT
Président de l'ONTM — Région du Grand Casablanca
Professeur à la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé

Une étape décisive pour l'ONTM

La décision rendue ce mardi par la Cour d'appel de Rabat marque une étape majeure : l'appel de l'ATAJ est rejeté. Pour l'ONTM, cette décision constitue une victoire juridique, institutionnelle, administrative et professionnelle.

Une confiance jamais démentie dans la justice

Malgré les épreuves, l'ONTM n'a jamais douté de l'intégrité de la justice marocaine. L'Ordre a choisi la voie du droit, des institutions et des recours prévus par la loi. Lorsque le doute pouvait s'installer, la confiance, elle, est demeurée intacte.

Liberté d'association et État de droit

Au-delà du contentieux, cette affaire rappelle l'importance de la liberté d'association, consacrée par la Constitution du Royaume. La création d'une organisation professionnelle légalement constituée trouve naturellement sa place dans l'édifice de l'État de droit.

Dans le sillage de la Vision Royale

« De fait, il n'y a de place, ni aujourd'hui, ni demain, pour un Maroc avançant à deux vitesses. »
— Discours du Trône 2025, Sa Majesté le Roi Mohammed VI

À l'horizon 2030, l'ONTM entend contribuer, dans son domaine, à cette dynamique nationale en structurant et diversifiant le secteur de la traduction et de l'interprétation.

L'unité et un nouveau départ

Cette décision doit être perçue comme une invitation à dépasser les clivages : dialogue, coopération et intérêt supérieur de la profession. En tranchant ce différend, la Cour d'appel de Rabat réaffirme la primauté du droit et ouvre la voie à un nouveau départ, placé sous le signe de la sérénité et de la responsabilité collective.

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