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Mali : au moins 50 soldats tués dans une embuscade près d'Anéfis, l'une des attaques les plus meurtrières depuis des années

Mali - Ambuscade

Par Maglor.fr - Le nord du Mali a été le théâtre samedi 19 juillet 2026 d'une attaque d'une violence inédite. Un convoi de l'armée malienne quittant la ville stratégique d'Anéfis a été pris en embuscade par des combattants indépendantistes touareg et des groupes jihadistes, faisant au moins 50 soldats tués et une vingtaine de prisonniers. Des mercenaires russes présents aux côtés des forces maliennes auraient également été tués dans l'assaut.

Cette attaque est considérée comme l'une des plus meurtrières subies par l'armée malienne depuis le début du conflit qui déchire ce pays du Sahel depuis une quinzaine d'années.

Une embuscade tendue au retour d'une mission

Selon des sources locales et militaires citées par l'AFP, le convoi revenait d'une opération visant à reprendre le contrôle d'Anéfis lorsqu'il est tombé dans le piège, à la hauteur d'un village des environs. Un avion de soutien a été dépêché pour intervenir, mais des conditions météorologiques défavorables ont empêché les frappes aériennes d'atteindre leurs cibles.

Un élu local du nord du Mali, proche de la junte au pouvoir, a confirmé à l'AFP un bilan provisoire lourd : « Plus de 50 militaires tués. Et au moins 24 prisonniers. »

Dans un communiqué, les indépendantistes touareg ont revendiqué l'attaque, affirmant avoir infligé « de lourdes pertes » à l'armée malienne et aux Russes, avec « des dizaines de blessés » et la capture de prisonniers. Ils indiquent également avoir détruit d'importantes quantités de matériel militaire et saisi plusieurs véhicules et blindés.

Une spirale de violence qui s'emballe

Cette nouvelle attaque s'inscrit dans une série d'offensives qui se multiplient contre la junte malienne. Le week-end précédent, un autre convoi de l'armée avait déjà été pris en embuscade dans le centre du pays par des jihadistes. Début juillet, des attaques coordonnées d'ampleur avaient été menées simultanément à travers plusieurs régions du territoire malien.

Cette escalade de la violence au Sahel intervient dans un contexte géopolitique complexe, marqué par la présence de mercenaires russes aux côtés des forces armées maliennes depuis le retrait de la force française Barkhane. Pour les pays du Maghreb et les diasporas africaines en France, la déstabilisation du Mali constitue une source de préoccupation croissante, avec des risques directs sur les flux migratoires et la sécurité régionale.


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