Par Maglor.fr - Le 16 juillet 2026, Rabat a été le théâtre d'une étape décisive dans les relations franco-marocaines. En marge de la 15e Réunion de Haut Niveau co-présidée par le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch et le Premier ministre français Sébastien Lecornu, 14 nouveaux accords de coopération ont été paraphés entre les deux pays, venant consolider un partenariat déjà dense.
Ces 14 accords s'ajoutent aux 22 accords conclus en 2024, qui représentaient déjà un engagement financier de 10 millions d'euros. Au total, les deux capitales bâtissent méthodiquement l'architecture d'un partenariat qualifié d'« exception » par Paris lui-même.
Des secteurs stratégiques au cœur des accords
Les textes signés couvrent un spectre large de domaines prioritaires. Parmi les projets phares figure la création d'un réseau express régional (RER) à Rabat, sur le modèle francilien, ainsi qu'un projet d'interconnexion électrique directe entre le Maroc et la France — une infrastructure qui permettrait à Paris d'accéder à l'énergie renouvelable compétitive produite sur le sol marocain.
Les accords couvrent également la coopération dans l'aviation civile, avec un plan d'action triennal 2026-2028, ainsi qu'un cadre de coopération scientifique dans les secteurs de l'agriculture, de la médecine vétérinaire, des pêches et de l'aquaculture. Le volet défense n'est pas en reste, avec des études portant sur des coopérations industrielles dans l'armement.
Un signal diplomatique fort
Au-delà des chiffres et des secteurs, la portée symbolique de cette réunion est considérable. Le Premier ministre Lecornu n'a pas hésité à évoquer la perspective d'un traité inédit entre la France et le Maroc — le premier que Paris conclurait avec un pays hors de l'Union européenne. Une ambition qui traduit le changement de paradigme dans la politique africaine de la France, qui place désormais Rabat au cœur de sa stratégie méditerranéenne et continentale.
Pour les communautés marocaines en France et les MRE dans les deux pays, cette densification du partenariat franco-marocain ouvre des perspectives dans des domaines aussi concrets que la mobilité, la formation professionnelle, la coopération consulaire et le développement économique des régions d'origine.
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