Maglor - En tant que Marocains, nous avons longtemps cru que la question du Sahara était réglée et que le monde reconnaissait notre souveraineté sur les provinces du Sud. Des dizaines de pays l’ont affirmé officiellement. Pourtant, nous sommes aujourd’hui confrontés à une situation qui surprend et interroge : les melons produits à Dakhla – Oued Ed-Dahab se vendent en Europe sans pouvoir mentionner “Maroc”.
Est-ce l’Union européenne qui impose cette mention “Sahara occidental” ? Est-ce l’importateur ou la grande surface qui choisit de ne pas inscrire “Maroc” ? Qui définit réellement l’origine d’un produit ?
Ce qui rend la situation encore plus paradoxale, c’est que certains pays choisissent librement de mentionner “Origine Maroc” sur leurs produits pour mieux les commercialiser, alors que nos melons du Sud semblent interdits de bénéficier de cette mention. Pourquoi ? Pourquoi nos propres produits, issus d’un territoire reconnu internationalement comme marocain, doivent-ils porter un autre étiquetage ?
Ces interrogations dépassent le simple étiquetage : elles touchent à notre fierté nationale et à la perception du Sahara sur la scène internationale. Beaucoup de Marocains se demandent aujourd’hui qui décide et selon quels critères, et pourquoi nos melons sont traités différemment des autres produits marocains à l’étranger.
Pour l’instant, un nombre important de Marocains boycotte le melon provenant de Oued Ed-Dahab, puisque le mot “Maroc” n’est pas affiché. Cette réaction reflète le malaise et le questionnement autour de cette situation, mais aussi l’attachement profond des citoyens à la reconnaissance de leur souveraineté sur tout le territoire national.