Écrit par la Rédaction Maglor
Dans un message posté sur le réseau social X ce 21 juillet 2026, Gérald Darmanin, garde des Sceaux français, n'a pas caché sa satisfaction : « Suite à notre collaboration renforcée et à nos divers échanges, je remercie nos amis marocains qui ont récemment procédé à l'interpellation de 16 individus impliqués dans des actes criminels graves. »
Les infractions visées sont multiples et d'une particulière gravité : trafics de stupéfiants en bande organisée, meurtres, escroqueries et blanchiments d'argent. Pour les ressortissants français parmi les interpellés, des demandes d'extradition ont été officiellement lancées. Quant aux binationaux — qui ne peuvent être extradés vers la France — des dénonciations officielles ont été transmises aux parquets marocains compétents afin qu'ils soient « poursuivis et jugés par les autorités marocaines », a précisé le ministre.
Les agents de la DGSN, acteurs clés de la sécurité internationale
Cette opération s'inscrit dans une dynamique bien rodée entre la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) et ses partenaires européens. En juin dernier déjà, les forces de sécurité marocaines avaient frappé fort : des opérations menées simultanément à Marrakech et à Tanger avaient permis l'interpellation de 11 individus — dont 10 sous notices rouges d'Interpol — impliqués dans des réseaux de blanchiment d'argent, de trafic international de drogue et de criminalité organisée. Parmi eux, des ressortissants franco-marocains, belgo-marocains et néerlando-marocains. Des perquisitions avaient permis la saisie de véhicules et montres de luxe, de liquidités en plusieurs devises et de doses de cocaïne.
La répétition de telles opérations en quelques semaines illustre la montée en puissance du dispositif marocain : coordination en temps réel avec Interpol, échanges de renseignements bilatéraux, activation des accords judiciaires. Autant d'outils que les agents de la Sûreté nationale marocaine maîtrisent désormais avec une redoutable efficacité.
Un partenariat au plus haut niveau
Cette coopération ne s'est pas construite en un jour. En février 2026, Gérald Darmanin s'était rendu à Rabat pour rencontrer son homologue Abdellatif Ouahbi, ministre marocain de la Justice, afin de consolider le partenariat face aux défis du narcotrafic et de la criminalité transnationale. Les résultats, visibles quelques mois plus tard, donnent raison à cet investissement diplomatique.
« Merci, une nouvelle fois, aux autorités marocaines pour cette coopération judiciaire contre le crime organisé, et pour la sécurité de nos deux pays dans le cadre de cette grande opération », a conclu le ministre français.
Une reconnaissance qui rejaillit directement sur les femmes et les hommes de la Sûreté nationale marocaine, dont le professionnalisme est aujourd'hui cité en exemple à l'échelle européenne.
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