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Algérie ne veut plus de produits étrangers

Depuis le 1er janvier dernier, 851 produits, dont certains biens alimentaires, sont suspendus à l’importation en Algérie. La mesure prise par le gouvernement pour réduire le déficit commercial du pays inquiète les importateurs.

"L'impact direct de cette décision, qui a été prise sans concertation avec les personnes concernées, pourrait conduire à ce que les produits ne soient plus disponibles sur le marché", met en garde Ali Hamani, président de l'Association des producteurs algériens de boissons (APAB).

Pour l'instant, dans les hypermarchés de la capitale, on semble loin de la pénurie. Mais entre les rayons bien garnis, les consommateurs semblent un peu inquiets.

"Je ne trouve plus les produits que j'achetais avant. Nous avons remarqué que les prix des produits locaux ont augmenté. Je pense que la raison est l'absence de concurrence", estime un homme.

"Les prix des produits importés ont beaucoup augmenté, comme Milka et d'autres produits. Mais, je n'ai pas de choix, je dois les acheter", regrette une femme.

Le directeur d'un hypermarché d'Alger fait partie des personnes enthousiastes : "Cette restriction sur les importations c'est un mal pour un bien. Cela va encourager les entreprises locales et nationales à doubler leurs efforts et à devenir plus productives", assure Walid Allouni.

Sur l'ensemble des principaux produits alimentaires, seules les importations des viandes et des légumes secs ont baissé en janvier.

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