Les oasis sahariennes, rempart menacé contre la désertification

Considérées autrefois comme limite de l’œkoumène (civilisation), les oasis sahariennes existaient déjà au 4e siècle apr. J.-C. Elles ont été créées par les humains grâce à un savoir-faire générationnel hérité, qui a su s’adapter aux contraintes du milieu aride du Sahara. Ces espaces se caractérisent par leurs palmeraies, où le palmier dattier offre une ambiance climatique favorable au bien-être humain. Dans le Sahara algérien, il existe 9 régions oasiennes célèbres, parmi lesquelles on retrouve les oasis de vallées, Oued Righ à Touggourt et Oued M’ya à Ouargla.

Toutefois, les pratiques anthropiques conditionnent l’optimalité des palmiers dattiers comme source nourricière pour les populations sahariennes à l’échelle locale, selon qu’elles respectent ou non le respect du savoir-faire local. Les palmiers jouent aussi un rôle à l’échelle planétaire, en contribuant à lutter contre le réchauffement climatique et la désertification.

Se nouent ainsi entre les populations et leurs oasis des interdépendances dont l’équilibre fragile est à préserver.

Pour la prochaine Fête de la science , qui aura lieu du 2 au 12 octobre 2020 en métropole et du 6 au 16 novembre en Corse, en outre-mer et à l’international, la revue Conversation publie un article remarquable sur les oasis sahariennes. Son auteur, Khaled Amrani, est doctorant à l'université de Grenoble.

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