Ces jeunes guerriers du climat

Des milliers de jeunes devraient sécher les cours un peu partout sur la planète vendredi. Ils répondront à l'appel du mouvement « Youth for Climate », qui demande des gestes rapides et concrets contre les bouleversements climatiques.

Une soixantaine d’étudiants européens du mouvement «Youth for Climate» ont assisté mercredi matin en tribune à un débat sur le changement climatique en plénière du Parlement européen.

Après un très court débat dans un hémicycle presque vide, les jeunes présents ont scandé de concert leur slogan en faveur d’une action immédiate pour le climat. Ces étudiants activistes, âgés de 10 à 26 ans et issus de 20 pays européens, n’ont pas caché leur déception quant à la faible affluence dans les travées du Parlement.

« Les menaces pour notre survie »

Le contenu des échanges n’a pas non plus trouvé grâce à leurs yeux. «Une majorité des groupes politiques ne sont pas en mesure de saisir la gravité du changement climatique. Ils se focalisent encore sur les aspects économiques et non sur les menaces pour notre survie», a souligné l’un d’entre eux.

Les activistes ont aussi déploré des interventions visant avant tout à leur plaire, mais sans engagements en faveur d’actions concrètes. «Nous inviter ici uniquement pour écouter les hommes politiques et les voir sourire ne nous aidera à aller nulle part», a ajoutéla Belge Anuna De Wever, regrettant que les jeunes n’aient pas pu s’exprimer directement devant l’assemblée.

« Pas ici pour faire de la propagande »

«Nous la jeunesse, n’acceptons pas l’état actuel de la politique climatique. Nous avons besoin de changements clairs», a renchéri la Namuroise Adélaïde Charlier, qui a ajouté que les grèves des cours se poursuivraient aussi longtemps que nécessaire. «Nous continuerons tant que le monde ne sera pas sur la bonne voie pour limiter la hausse des températures à 1,5° (conformément aux objectifs de l’accord de Paris, ndlr)», a-t-elle précisé.

Les jeunes, dont «aucun n’a pris l’avion» pour rallier la capitale alsacienne, ont affirmé avoir eu des échanges intenses ces derniers jours afin d’envisager la suite de leurs actions. Ils ont par ailleurs insisté sur le fait qu’ils étaient apolitiques. «Nous sommes ici pour exprimer notre opinion, pas pour soutenir quiconque ou faire de la propagande», ont-ils conclu.