11 novembre 1918 : la Moselle et l'Alsace redeviennent françaises

L’année 1870 est une année douloureuse pour les habitants de Metz. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, l’armée impériale du maréchal français Bazaine s’est réfugiée à Metz. Après la bataille de Borny-Colombey le 14 août à l’est de la ville, puis celle de Saint-Privat–Gravelotte à l’ouest le 18 août, Metz est assiégée le 20 août et capitule le 28 octobre. Les troupes allemandes pénètrent dans la ville le lendemain. Abandonnée par la majorité des députés français, y compris les députés lorrains de la Meurthe, qui ont voté à la quasi-unanimité sa cession, « la plus forte citadelle de la France » est rattachée au nouvel Empire allemand le 10 mai 1871, conformément au traité de Francfort. Metz devient le chef-lieu du Bezirk Lothringen, le district de Lorraine, intégré au nouveau Reichsland Elsaß-Lothringen et le reste jusqu’en 1918.

Le 11 novembre 1918, les Messins accueillent donc avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée, tout comme l'ensemble des Mosellans et des Alsaciens. L'armée d'occupation française entre le 17 novembre au soir à Metz. La Moselle et l'Alsace retournent à la France en conservant un régime juridique particulier. Sur le plan linguistique, le français remplaça l'allemand à l'école et dans les services publics, en utilisant la méthode d'enseignement directe dans les écoles, qui consistait à utiliser le français sans transition.