Maroc : Le cafouillis du maintien surprise de l'heure d'été

Unilatéralement, le royaume du Maroc a choisi de ne pas passer à l'heure d'hiver. Une décision prise "à l'improviste" selon le chef du gouvernement. Une décision qui créé un certain cafouillis au Maroc.

Une décision de dernière minute: le 26 octobre dernier, le Maroc a fait le choix unilatéral de conserver l'heure GMT+1 toute cette année à titre "expérimental", en prenant un décret promulgué par un conseil exceptionnel du gouvernement. Tandis que le reste du monde mettait à jour radio-réveils et smartphones, le pays opérait ainsi un "non-changement d'heure." 

Pour le chef du gouvernement Saad-Eddine El Otmani, dont les propos sont repris par la version marocaine du Huffington Post, cette décision "est liée à la consommation d'énergie. Le passage à un nouveau fuseau horaire permettra d’économiser 240 millions de dirhams par an (environ 22 millions d'euros, ndlr) de facture énergétique."

Manque d'accompagnement du gouvernement

Cette décision, aussi polémique soit-elle, a provoqué bon nombre de réajustements au Maroc. Ce jeudi, le ministère de l'Education nationale a dû diffuser de nouveaux horaires pour les écoles durant la période hivernale. Ces modifications s'appliquent également aux administrations publiques et aux collectivités locales. 

De nombreux syndicats et associations marocains dénoncent le manque d'accompagnement lié à cette décision, prise quelques jours avant la date du changement d'heure mondial.

Toujours selon le Huffington Post, de nombreux automobilistes de Casablanca se sont retrouvés face à une situation plutôt insolite. Les horodateurs de la ville n'ayant pas été réglés à la bonne heure, un ticket acheté pour une heure de stationnement indiquera un horaire inexact et sera donc invalide.

De plus, de nombreux événements pâtissent de ce "non-changement" d'horaire. Si l'horaire en arabe indique bien 17h sur le billet électronique ci-dessous, celui en français indique quant à lui 18h.

L'affaire du "32 octobre"

Sur les réseaux sociaux, de nombreux Marocains préfèrent rire de ces mésaventures. Ce 1er novembre, hasard du calendrier, une photographie publiée sur Twitter a beaucoup fait rire les internautes. Sur un passeport, un employé de l'aéroport Mohammed V a en effet tamponné la date du "32 octobre."  Après enquête, le site local Le Site Info explique qu'il s'agit d'une "erreur involontaire" d'un policier.