Mohammed Mraizika

Mohammed Mraizika

Mohammed Mraizika, Docteur en Sciences Sociales (EHESS-Paris) 

Des centaines de volontaires se sont mobilisés pour sauver des Baleines-pilotes échouées (le 10 février au matin) sur une plage (Farewell Spit) de la Nouvelle-Zélande. Au même moment une chasse à l’Immigré est déclarée aux Etats Unis sur ordre du président Trump. Ces deux faits donnent à réfléchir non pas sur la dimension métaphysique de la création et des créatures, mais sur ce que l’Immigré est aujourd’hui.

mercredi, 08 février 2017 22:40

Le retour du Maroc à l’UA : la grâce

L’épreuve à laquelle devait faire face la diplomatie marocaine paraissait à la veille du 28e sommet des chefs d'État de l’Union Africaine (UA) délicate tant l’hostilité était grande et les manœuvres dilatoires insolentes. Mais, la raison l’a emporté et le pragmatisme a triomphé, n’en déplaise aux maîtres conspirateurs de l’Est et du Sud. Désormais le Maroc est chez lui, avec honneur et dans la grâce.

   Il y a de quoi être heureux et fier de voir le Maroc, cette terre africaine, généreuse et fraternelle, accueillir avec enthousiasme un événement de la dimension et de l’importance de la COP22. Mais, lorsqu’un pouce, un grain de sable de la terre marocaine est en cause, contesté ou envié, point d’hypocrisie et de manières. SM. Le Roi en a fait la démonstration et le président de la République de Zimbabwe, Robert Mugabe, l’a appris à ses dépens.

La visite de SM le Roi du Maroc en Afrique de l’Est (Rwanda, Tanzanie et Ethiopie) est, à plus d’un titre, un facteur de résilience et d’espérance. Elle consolide les relations ancestrales de solidarité et de fraternité du pays avec un Continent dont il est aujourd’hui un acteur clef, et, en même temps, ouvre des perspectives prometteuses à son développement économique et humain en posant les conditions idoines, propices à sa stabilité et sa sécurité.

C’est la patrie d’Ahmed al-Mansour (1578-1603) et d’Ibn Batouta (1304-1377). Pour Eugène Delacroix (1798-1863), il est source d’inspiration et de fascination, Le dramaturge et romancier Tennessee Williams (1911-1983) appréciait son hospitalité. On loue sa singularité et on donne en exemple la générosité de son peuple et la clairvoyance de son Souverain. Devinez de quel pays s’agit-il ?

L’exercice des droits civiques est un principe intangible en démocratie.  C’est un élément constitutif de la liberté et de la dignité humaine. Il ne peut-être restreint ou exclusif, réservé à une catégorie de personnes à l’exclusion des autres, sous peine de porter préjudice à l’idée même de démocratie.  Priver, sans raison valable, une seule personne, fusse un « salafiste » controversé, de cet exercice est une infamie. En priver arbitrairement  prés de cinq millions de marocains installés à l’étranger, c’est une ignominie.

Il suffit. Nul besoin de rappeler les promesses politiques faites aux MRE il y a belle lurette. Nul besoin d’invoquer les principes constitutionnels d’hier  (2011) ou de gloser sur les reniements et les postures partisanes d’aujourd’hui. Les dés sont jetés et les masques sont tombés : la participation des MRE aux élections législatives est belle et bien une « arlésienne ». « Que ceux qui savent le disent  à ceux qui ne savent pas ».

« Je trouve désastreux que les honnêtes gens aient aujourd'hui autant de raisons de se sentir non pas seulement impuissants, mais humiliés et offensés »[1]

 La Hamza est une jolie petite lettre de l’alphabet arabe, bien installée au dernier rang. Lettre ou diacritique, elle exprime l’idée de liaison et de lien (wasl). On la trouve dans les mots îmân (foi, croyance) et respect (ihtirâm). Placée sur un âlîf, elle donne au mot anâ (moi) de la hauteur et de la prestance.

L’instance onusienne est coutumière du moins bon et du mauvais. Ce machin, au sens Gaullien du terme, a raté des rendez-vous importants avec l’histoire. Elle a certes survécu à des décisions qui ont discrédité son action et montré ses limites. Mais, elle fait toujours comme si. Lors de sa dernière visite au Sahara son Secrétaire général, Ban Ki-moon, a confirmé par ses « dérapages verbaux » et ses « propos outrageux » cette hypothèse. Il a rajouté de la complexité et de la confusion à un dossier qui n’en avait pas besoin.

En 2018, Paris bénéficiera du premier Centre culturel marocain en France. L'architecte Tarik Oualalou a présenté le projet immobilier et architectural au roi Mohammed VI et à François Hollande, le 17 février dernier à l'Institut du monde arabe. Tout est donc prêt : le financement est assuré par le Royaume, le projet patrimonial est finalisé par un architecte marocain installé à Paris. Mais une question capitale reste à régler : qui sera nommé à la tête de cet équipement prestigieux ? Dans cette tribune, notre ami et collaborateur Mohammed Mraizika pose la question et fixe les contours de la réponse qu'il souhaiterait voir aboutir.

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