"Cheval, des hommes et des traditions", une oeuvre du photographe Nadjib Rahmani

Une exposition de photographie d'art intitulée "Cheval, des hommes et des traditions", dédiée à la fantasia, à l'élevage de chevaux et à l'artisanat qui gravite autour de cet art traditionnel équestre du Maghreb, a été inaugurée samedi à Alger par le photographe Nadjib Rahmani.

Organisée dans le hall de l'hôtel Sofitel à Alger, cette exposition se veut une suite du travail de l'artiste sur la fantasia exposé en février 2013 et qui s'intéressait à la beauté des cavaliers et des chevaux barbes, toutes prises dans la wilaya de Relizane à l'occasion du festival national de la fantasia.

Par ces nouvelles œuvres, l'objectif de Nadjib Rahmani s'est focalisé sur l'ambiance régnant dans les campements installés aux abords espaces où devait se dérouler la fantasia, invitant ainsi le visiteur à plonger dans cet univers si peu connu.

Les photographies de Nadjib Rahmani restituent également une grande harmonie et un parfait équilibre entre les cavaliers et leurs montures, en plus de faire découvrir cette grande fête populaire, répandue dans les hauts plateaux, axée sur le cheval et consistant en une compétition équestre entre les éleveurs et cavaliers, rivalisant de costumes et d'ornements en cuir.

Ce travail est motivé par une volonté "d'assurer la pérennité" de cet art ancestral et d'appeler l'attention du visiteur sur l'avenir de l'élevage du cheval barbe -une race locale de chevaux- et des risques de sa disparition ainsi que des métiers qui y sont liés, explique Nadjib Rahmani.

Cette exposition est également une invitation à découvrir l'univers de l'équitation traditionnel, qui se révèle sous l'objectif du photographe être un art à part entière que les détenteurs sauvegarde avec beaucoup de fierté.

Dans la présentation de ses œuvres, l'artiste a choisi de dévoiler des photographies en noir et blanc afin de "focaliser l'œil du visiteur sur les émotions, d'aller à l'essentiel pour éviter que le regard ne se disperse dans les lumières, couleurs et contrastes, explique-t-il.

Composée d'une cinquantaine de clichés, l'exposition se poursuit jusqu'à fin mars.