Les vœux d'Emmanuuel Macron à la jeunesse

Après avoir adressé ses vœux à l'ensemble des Français ce dimanche à 20h, Emmanuel Macron s'est tourné vers la jeunesse. Dans une vidéo de deux minutes sur les réseaux sociaux, il a évoqué son "combat européen" et son besoin de "l'engagement de toutes et tous".

 

Emmanuel Macron a souhaité une bonne année aux Français pour la première fois en tant que président de la République, peu avant le passage à l'année 2018. Après ce discours télévisé traditionnel s'adressant à l'ensemble de la population, il a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo de deux minutes destinée elle à retenir l'attention des jeunes.

Il y a assuré que deux combats lui "tenaient tout particulièrement" à cœur. Il a d'abord expliqué: "Le premier, c’est le combat européen. J’ai besoin de vous jeunes européens de tous les pays de l’Union pour vous engager dans ces consultations citoyennes, dire quelle Europe vous voulez, nous aider à la reconstruire, à la refonder, avoir plus d’ambition européenne". "La deuxième chose que je voulais vous dire, c’est que j’ai besoin de votre engagement à tous et toutes", a-t-il ensuite déclaré, incitant les jeunes à s'investir dans des associations, le service civique, les armées ou les services publiques. 

 

"C'est bien joué"

Le format et la nature de l'initiative, quelques minutes après un discours solennel et traditionnel, ont intéressé les observateurs politique. "Sur la forme, c’est à la fois intéressant et malin. Emmanuel Macron est toujours trop long, c’est ce que disent tous les collaborateurs. D’ailleurs, là, il dit qu’il va faire une minute et en fait deux. Et quand on regarde les choses attentivement, on s’aperçoit qu’il y a eu pas mal de coupes pour arriver en tenir dans ce format", a relevé Thierry Arnaud, le chef du service politique de BFM TV. Judith Waintraub, journaliste au Figaro magazine, a noté un paradoxe sur l'antenne de BFM : "C’est bien joué parce qu’il s’adresse à la jeunesse de France, qui est non seulement peu allée voter à la dernière élection présidentielle et quand elle y est allée c’est plutôt pour Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen qui tous deux tenaient un discours anti-européen, et lui tient un discours militant pro-européen." 

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