mardi, 19 décembre 2017 11:20

Lorsque la bêtise d'adolescents frappe à Metz

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Le "marave challenge", c'est ce défi lancé sur les réseaux sociaux qui consiste à attaquer en bande des élèves choisis au hasard, avec à la clé une récompense de 10 à 30 euros pour les agresseurs. Un phénomène inquiétant venu des Etats-Unis et qui se développe à Metz.

 

Une enquête vient d'être ouverte par la police de Metz après que des lycéens se soient fait frapper au hasard, avec récompense de 10 à 30 euros pour les agresseurs.

Trois plaintes ont été déposées et une enquête vient d'être ouverte après trois agressions en fin de semaine dernière, devant des lycées de Metz (Moselle), visant trois jeunes de 17 et 18 ans, rapporte lundi 18 décembre France Bleu Lorraine Nord.

Ces agressions ont eu lieu dans le cadre d'un «jeu» lancé sur les réseaux sociaux, le «Marave challenge». Il consiste à frapper en bande des lycéens au hasard avec récompense de 10 euros pour les agresseurs. Un groupe Facebook, comptant plus de 60 membres, a été créé pour relayer les «Marave challenge» à Metz, avant d'être désactivé.

Ce phénomène est à rapprocher du "knockout game" aux États-Unis. Un "jeu" qui consiste à passer à tabac des passants dans la rue. Il existe depuis plusieurs années mais comme l'explique le Daily Mail, plusieurs attaques du genre ont eu lieu au mois de décembre 2017 à New York.

 

«Choquant et alarmant»

La sûreté départementale de la Police a été chargée de l'enquête. La sécurité a été renforcée devant cinq établissements de Metz : les lycées Fabert, Anne-de-Méjanès, Georges-de-la-Tour, René-Cassin ou encore Louis-Vincent. Des patrouilles passent régulièrement et les images de vidéosurveillance sont en train d'être exploitées.

«Ce ne sont pas des rumeurs. Des gens de ma classe ont essayé de défendre quelqu'un, ils se sont fait taper», a expliqué un lycéen à France Bleu Lorraine Nord. «Il y a beaucoup de témoignages de jeunes frappés parfois par 25 personnes», raconte une autre lycéenne, décrivant un phénomène «choquant et alarmant».

Le maire de Metz a également réagi par l'intermédiaire de son adjoint à la démocratie locale: «Notre société va bien mal pour comprendre ce genre de comportements». Mais pourquoi ne se pose-t-il pas la question "Qu'est-ce que j'ai fait ou omis de faire pour que le jeunesse de ma ville en arrive à ce niveau de stupidité ? Quelle est ma responsabilité ?"

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