samedi, 16 décembre 2017 13:13

Trains Nancy-Luxembourg : La Région Grand-Est envoie un ultimatum à la SNCF

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Décidément, la nouvelle région Grand-Est s'évertue à colmater les brèches de la gestion catastrophique de la Lorraine par Jean-Pierre Masseret et ses copains. Le président déchu n'a pas seulement failli dans la gestion de l'aéroport régional mais aussi dans la gestion des trains régionaux qui incombe à la région. Le nouveau président de la région Grand-Est vient d'adresser un avertissement et un ultimatum à la SNCF. Dommage qu'il ne puisse rien faire contre Masseret !

 

Dans un communiqué publié jeudi soir, Jean Rottner, le président de la région GE, demande des «mesures d'urgences» à la SNCF, constatant une situation générale « qui semble se dégrader rapidement alors même que les investissements de la région en faveur du ferroviaire n'ont jamais été aussi conséquents ». Le ton est sec. Le président de la super-entité politique (5,5 millions d'habitants) descend directement dans l'arène pour défendre les 10 000 usagers de cette ligne.

Pour rappel, même si un retour à la normal se dessine, de nombreux trains sont annulés depuis une semaine, suite à l'agression d'une contrôleuse en gare d'Uckange et l'exercice du droit de retrait par les agents. Un triste évènement survenu au pire moment pour les Luxembourgeois : la semaine de lancement du grand plan de refonte de la mobilité (nouveau tram, nouvelles gares, nouveaux horaires de train...).


1,1 million d'euros de pénalité

Jean Rottner inclut donc directement dans ce plan «la prise en compte de la sécurité dans les trains». Quelles autres mesures pourraient être exigées ? Avec un mois pour travailler, on ne sait pas ce que la SNCF va pouvoir inventer... ni avec quels moyens financiers. Des agents de sécurité sont par exemple coûteux. L'idée de garantir un «moyen de transport fiable» est en tout cas l'attente phare de Jean Rottner, conscient que les travailleurs frontaliers «ne peuvent se permettre d'arriver régulièrement en retard, sauf à risquer de perdre leur emploi.»
La région Grand-Est rappelle enfin que depuis le 1er janvier 2017, soit bientôt un an, la SNCF lui a versé 1,1 millions d'euros de pénalité pour des trains qui n'ont pas circulé. Cette somme pourrait être réinvestie en faveur du «déploiement d'un système d'information à bord» pour les usagers.
Honnêtement, ne faudrait-il pas investir cet argent pour améliorer la mobilité en elle-même ? L'usager, notamment via le nouveau fil Twitter dédié à la ligne 90, est déjà largement informé. Encore faut-il que le responsable de ce réseau de communication soit lui-même informé, ce qui a été très complexe cette dernière semaine avec des droits de retrait qui, par nature, ne nécessitent pas de préavis