dimanche, 24 septembre 2017 10:21

Députée France Insoumise de Meurthe-et-Moselle prise au piège : "Faites comme je dis, pas comme je fais"

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La députée France insoumise de Pont-à-Mousson, Caroline Fiat, poursuivie par un attaché parlementaire. Elle n'a pas respecté les droits élémentaires de tout salarié.

 

Ils manifestent dans la rue contre la réforme du code du travail. Ils se veulent les derniers défenseurs des salariés. Mais, en même temps, ils se comportent comme les pires des patrons d'un autre siècle ou d'un autre pays. Même un patron français d'aujourd'hui n'oserait pas faire ce qu'a fait Caroline Fiat, députée par surprise et fidèle suppôt de Jean-Luc Mélenchon.

Un attaché parlementaire de la députée qui a gagné son poste dans une "pochette surprise" conteste son licenciement et attaque la députée FI de Meurthe-et-Moselle devant les prud’hommes. En pleine période de défense du Code du travail, Caroline Fiat et les députés de Mélenchon montrent leur vrai visage.

Un attaché parlementaire, fraichement licencié, a lancé cette semaine une procédure contre la députée de la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle (Pont-à-Mousson - Jarny). Il conteste l'arrêt brutal de son contrat à durée indéterminée au milieu de l'été. Et s'indigne de la façon de procéder de la nouvelle élue de La France insoumise. Une consolation pour lui, le nouveau code du travail que son parti conteste va le protéger davantage.


Choisi après les élections législatives pour gérer la communication de Caroline Fiat, ce jeune homme reçoit un contrat de travail type de l'Assemblée nationale. « Où il n'y a que des cases blanches. Rien n'était renseigné », s'étonne Me Thomas Hellenbrand, avocat du plaignant. « Il n'y avait aucune information sur la rémunération, le temps de travail, le statut du salarié, le lieu de travail... Rien. Cela démontre une certaine impréparation. » Son client livre des documents et signe le blanc-seing. Il dit aujourd'hui n'avoir jamais reçu son contrat en retour. Et ignore de quelle façon les cases ont été comblées. Mais comme tout se fait dans un climat de confiance, il commence son travail le 1er juillet. « J'ai envoyé ces documents vierges en demandant à mon équipe de donner leurs informations personnelles, numéro de Sécu, etc., afin de gagner du temps », justifie la députée, quelques heures avant le rassemblement à Paris au côté de Jean-Luc Mélenchon pour la défense du Code du travail. « On s'est quand même assis autour d'une table pour discuter du contrat. »

Le salarié reçoit son certificat d'adhésion à la complémentaire santé des attachés parlementaires. Fin juillet, il est payé. Autant de preuves incontestables de son statut de salarié. Mais il ne reçoit pas de bulletin de salaire. 

Courant août, l'attaché parlementaire apprend qu'il va être remplacé. « Ce n'est pas possible d'agir ainsi et de mépriser les règles du Code du travail », tacle l'avocat messin, alors que Caroline Fiat estime avoir mis fin au contrat durant la période d'essai. Le plaignant et son conseil considèrent, eux, que le contrat de travail n'étant pas valable, il doit être requalifié en CDI à temps plein sans période d'essai. Dès lors, son licenciement serait dépourvu de cause réelle et sérieuse.

 

Le vrai visage des gens apparaît toujours à un moment ou à un autre. Surtout pour ceux qui sont partisans du "fais comme je dis et pas comme je fais". Les clowns de la République ont donc sévit.

"Fiat lux, et facta est lux, "Que la lumière soit, et la lumière fut". La lumière est faite