Tariq Ramadan épinglé pour de fausses informations sur la minorité musulmane des rohingyas

Fausse information sur le compte de Tariq Ramadan Fausse information sur le compte de Tariq Ramadan

L’islamologue controversé Tariq Ramadan a posté sur son compte Twitter trois photos qu’il attribue à la situation actuelle des Rohingya en Birmanie. Deux de ces clichés ont pourtant été pris il y a quelques années au Congo et en Inde.

 

Le drame de la minorité musulmane des rohingyas suscite l’émotion. Tariq Ramadan a été contraint de s’excuser d’un tweet illustré de photos prises ailleurs.

L’exode dramatique de la minorité musulmane des rohingyas de Birmanie – plus de mille morts selon la rapporteuse spéciale de l’ONU et près de 300 000 réfugiés au Bangladesh – suscite des réactions dans le monde entier. Une pétition intitulée «Take back Aung San Suu Kyi’s Nobel Peace Prize» (Retirez son Prix Nobel de la paix à Aung San Suu Kyi), mise en ligne par un activiste anticorruption d’Indonésie, avait ainsi reçu vendredi plus de 388 000 signatures.

Sur son compte Twitter, Tariq Ramadan trouvait, lui, que la communauté internationale a des «indignations sélectives» et qu’elle est bien silencieuse sur les exactions subies par cette minorité musulmane de la part de l’armée birmane. Ce en quoi il avait raison, mais il a rajouté du drame eu drame. Cela s'appelle diffuser de fausses informations.

Mardi, il avait publié un montage de photos atroces montrant des centaines de cadavres calcinés, une immolation et un père en larmes portant le corps de son fils, pour illustrer les persécutions et violences subies par les rohingyas. Ce tweet a été épinglé par les chasseurs de «fake» des Décodeurs du quotidien Le Monde. La première image avait été prise au Congo, la seconde, en Inde… Vendredi, ce tweet n’était plus en ligne et l’islamologue, professeur à l’Université d’Oxford, présentait des excuses. «Des amis normalement fiables m’ont transmis des images qui étaient des fakes», reconnaît l’intellectuel, qui avoue avoir fait preuve de légèreté. «Sous le coup de l’émotion, ils me les ont transmises sans vérifier… Je suis désolé de cette grossière erreur… Je suis le premier et le seul responsable de ne pas avoir vérifié, ce que je fais généralement.» Dont acte.

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