mardi, 05 septembre 2017 05:02

Emmanuel Macron à Forbach pour la rentrée scolaire

Écrit par  Agences de presse

Emmanuel Macron a passé deux heures lundi matin dans l'école Louis-Houpert de Forbach, en Moselle, où il a bavardé avec les instituteurs et les élèves de classes de CP "dédoublées" et d'une classe accueillant des handicapés.

L'occasion, le jour de la rentrée scolaire, de mettre en valeur la division par deux des effectifs dans les classes de CP des quartiers les plus défavorisés (REP+), mesure phare décidée par le gouvernement, qui concerne 2 500 classes.

Accompagné du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et de la secrétaire d'État au Handicap Sophie Cluzel, il a assisté à une leçon d'écriture - syllabique - et de calcul, dans des miniclasses ramenées à 12 élèves. À l'aise et souriant, il s'est pris au jeu en aidant des élèves à répondre à des questions de calcul ou d'orthographe et a chanté à mi-voix avec les enfants la chanson de Jacques Brel «Quand on n'a que l'amour».

A l’aise et souriant, il s’est pris au jeu en aidant des élèves à répondre à des questions de calcul ou d’orthographe et a chanté à mi-voix avec les enfants la chanson de Jacques Brel Quand on n’a que l’amour. Il était accompagné du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer et de la secrétaire d’État au Handicap Sophie Cluzel.

Interrogé sur la suppression d’emplois aidés – l’Éducation nationale n’en conserve que 50 000 et en perd 23 000 -, Jean-Michel Blanquer a répété que les emplois affectés à l’accompagnement des enfants en situation de handicap étaient conservés. Là où le manque d’emploi pose un problème dans des activités péri-scolaires, comme la cantine, « les inspecteurs d’académie et les préfets travaillent pour voir au cas par cas comment aider les communes dans cette période de transition », a-t-il dit.

Après ses échanges avec les élèves, Emmanuel Macron est allé manger à la cantine de l'établissement en compagnie de parents d'élèves.

 

 

Juguler l’échec scolaire dans les quartiers en difficulté

Le président de la République et le ministre de l’Education nationale, qui étaient accompagnés de la secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées, Sophie Cluzel, ont voulu mettre en lumière cette mesure destinée à juguler l’échec scolaire dans les quartiers en difficulté.

 

“Nous prenons, pour la première fois depuis très longtemps, une mesure considérée mondialement comme ce qu’il y a de plus efficace pour lutter contre la difficulté scolaire dans les territoires défavorisés”, a déclaré Jean-Michel Blanquer lors d’un point de presse .

 

«Comment est-ce qu’on peut parler de coup de communication quand on parle de 2.000 classes en France concernant des milliers d’élèves, les plus fragiles », a-t-il ajouté en réponse à certaines critiques.

 

Deux mille cinq cents cours préparatoire situés dans des écoles classées Rep+ voient leurs effectifs divisés par deux, soit 12 élèves en moyenne, en cette rentrée 2017, selon les données de l’Education nationale. Il s’agit dans 85% d’un dédoublement des classes et dans 15% de l’intervention de deux enseignants au sein d’un même espace.

 

Promesse de campagne du président de la République, le dispositif doit être progressivement étendu aux CE1 de Rep+ ainsi qu’aux CP et CE1 des écoles classées Rep, d’ici à la rentrée 2019.

 

Jean-Michel Blanquer a assuré que les postes d’enseignants des cours préparatoires nouvellement créés n’étaient pas pourvus au détriment des autres niveaux ou des effectifs de remplaçants.

 

«Il y a eu 4.000 créations de postes en cette rentrée, dont un peu plus de 2.000 ont été consacrées à cette mesure dans un contexte démographique où il y avait moins d’élèves dans l’école primaire », a-t-il précisé.

 

Il a ajouté que le taux d’encadrement serait également meilleur pour les élèves en situation de handicap grâce à la sanctuarisation des 50.000 contrats aidés existants et a l’augmentation des postes d’assistants d’éducation, dont le nombre passera de 22.000 à 30.000.

 

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